L’entretien des ébénisteries des postes de radio

  • Les produits
  • Les dosages
  • La préparation des surfaces
  • La méthode d’application
  • La périodicité

Les postes de radio avec une caisse en bois demandent un peu d’entretien régulier pour qu’ils conservent leur aspect. Il existe beaucoup de produits et il est vrai que certains conviennent mieux que d’autres. 

J’avais déjà abordé le sujet sur la chaîne YouTube il y a quelques années. J’en profite pour faire une mise à jour, parce que c’est une question récurrente des collectionneurs qui viennent visiter le musée. 

Bien sûr, lorsqu’on possède quelques postes et qu’ils sont entreposés dans la maison, les produits d’entretien classiques conviendront parfaitement.

Nous allons voir l’entretien du matériel qui est entreposé dans un milieu qui n’est pas chauffé, voire tout juste tempéré. L’ennemi des caisses en bois, c’est l’humidité. 

Pour une bonne conservation du matériel, l’important, c’est la variation des températures. Celle-ci doit être la plus douce possible. Une variation de température brutale risque de faire apparaître de l’humidité et c’est là que les problèmes vont arriver. 

Afin de conserver dans les meilleures conditions possibles les collections du musée, voici comment nous procédons.

Cette méthode n’est peut-être pas la solution miracle, mais elle a fait ses preuves chez nous et, surtout, elle a été mise en place d’après les recommandations de professionnels. Depuis quelques années, nous appliquons à la lettre cette méthode et force est de constater que le matériel semble se conserver dans de bonnes conditions. 

L'entretien des postes de radio en bois

Concernant l’entretien du matériel, il y a deux cas de figure : l’entretien hebdomadaire, qui  consiste à passer un chiffon doux pour retirer la poussière, et, une fois par an a l’automne, une application d’une couche de produit à base d’huile de lin et d’essence de térébenthine.

Cette solution est simple, efficace et bon marché. Il faut néanmoins respecter un dosage strict pour garantir l’efficacité et une bonne protection du bois.

L’huile de lin est une huile naturelle extraite du lin et elle est connue depuis longtemps pour ses propriétés dans la protection du bois. Elle imprègne les fibres et protège efficacement de l’humidité tout en ravivant le brillant des surfaces traitées. 

L’huile de lin convient à presque tous les types de bois sans risque. 

L’essence de térébenthine est un solvant qui dilue l’huile de lin pour lui permettre de pénétrer plus facilement dans les fibres du bois. Elle n’est pas un durcisseur et le mélange peut donc se conserver dans un récipient fermé sans problème. Il faudra néanmoins mélanger la préparation avant chaque utilisation parce que ces deux composants, l’huile de lin et l’essence de térébenthine, ont tendance à se séparer lors d’un stockage prolongé.

Person pouring linseed oil into measuring cylinder next to turpentine can and funnel

Il faut quand même souligner que ce mélange diffuse une odeur forte ; on aime ou on n’aime pas, mais généralement, même si ce n’est pas désagréable, il faut quand même rester prudent lors de l’utilisation en milieu fermé ou dans un appartement. L’odeur a tendance à rester quelques semaines, voire plus, pour les nez sensibles.

Le mélange, pour être efficace, s’applique en plusieurs couches. 

Généralement, lors de la première application sur nos appareils, nous le faisons en 3 couches avec les proportions qui vont suivre, mais pour l’année suivante, une seule couche diluée à 70/30 est suffisante. Nous allons voir cela en détail.

Tout d’abord, il faut préparer les surfaces à traiter : soit par un nettoyage léger à base du mélange d’eau et d’alcool ménager dont nous avons déjà parlé et, selon l’état de la caisse, soit par un léger ponçage si besoin. L’important est de dégraisser la caisse et de retirer toutes les traces résiduelles. 

  • Le dosage pour la première couche est de 50% d’huile de lin et 50% d’essence de Térébenthine.

L’application se fera de deux façons, au choix : soit avec un pinceau, soit avec un chiffon bien imbibé. Il faut, bien sûr, toujours passer dans le sens des fibres du bois. La meilleure solution reste, bien entendu, le pinceau, mais à chacun de faire comme il préfère. 

Après 30 minutes, il faudra essuyer l’excédent de produit qui n’a pas pénétré le bois à l’aide d’un chiffon ou en l’étalant avec un pinceau. Laisser sécher la première couche au moins une demi-journée, voire une journée si possible. L’huile de lin est très longue à sécher.

  • Le dosage de la deuxième couche est de 70% d’huile de lin et 30 % d’essence de térébenthine.

L’application se fera de la même façon que pour la première couche, et le temps de séchage est identique. 

  • Le dosage de la troisième couche est de 90% d’huile de lin et de 10% d’essence de térébenthine.

L’application reste identique aux deux couches précédentes, et le temps de séchage également. 

Le traitement de votre caisse est désormais terminé.

Il reste ce que j’appelle l’application d’entretien, qui consiste à passer une simple couche une fois par an avant l’hiver ou avant de ranger un appareil en réserve. 

J’ai toujours une bouteille prête de mélange avec le dosage 70 % d’huile de lin et 30 % d’essence de térébenthine qui est prévue à l’entretien annuel. En principe, j’applique cette couche au chiffon et je laisse sécher une journée. Le lendemain, j’essuie la caisse avec un chiffon doux et elle est prête à rejoindre le stockage. 

Lorsque le musée ferme pour la période hivernale, c’est aussi ce que je fais sur chaque poste exposé et qui reste au musée. Cela permet de faire un dépoussiérage en profondeur et une visite de chaque appareil. La couche d’huile de lin protège le matériel de l’hiver, car nos locaux ne sont malheureusement plus chauffés depuis l’explosion du tarif de l’électricité. Le taux d’humidité est quand même contrôlé par un système de circulation d’air et d’aspiration de l’air extérieur qui passe par des filtres. Ce système a néanmoins ses limites même si jusqu’à présent cela s’est révélé particulièrement efficace. 

Voilà vous savez tout, enfin la méthode que nous avons essayé et validé pour la préservation des collections dont nous avons la charge.

Nettoyage des ébénisteries de radio TSF

https://www.traitementdubois.com

https://www.oleobois.com/content/entretien-du-bois.html

https://www.oleobois.com/content/entretien-meuble-bois-interieur.html

https://www.expert-charpente.com/quels-sont-traitements-preservation-bois/

Two men using telegraph equipment in a room with Morse code chart and machinery

Histoire du Code Q : Evolution et Rôle

Le code Q est largement utilisé aujourd’hui dans les radiocommunications. L’utilisation de ce code est devenue tellement banale que son origine est floue. Certains pensent que le code Q a pour origine le langage utilisé par les cibistes américains dans les années 1980. D’autres imaginent qu’il ne sert qu’à se donner un genre lors de l’utilisation d’émetteurs radio. 

Malheureusement, en faisant une rapide recherche sur Internet pour connaître la signification d’un terme, on trouve, comme d’habitude, tout et son contraire.

Pourtant, l’histoire de ce code est intéressante et, pour ceux qui comme moi sont passionnés par la télégraphie morse, le code Q est important et nécessaire. Son histoire est liée à la radiotélégraphie ; c’est donc un code qui a des origines anciennes. 

J’avais envie d’en savoir plus et de remonter à la source de ce code pour comprendre certains points qui me questionnent depuis que je pratique la télégraphie morse.

  • Pourquoi le code « Q » et pas A, B ou C ?
  • Pourquoi est-il différent selon les utilisateurs ?
  • Quelle est la signification exacte de ce code ?

La suite promet d’être instructive.

Son origine

Le code Q trouve son origine entre 1906 et 1909 au Royaume-Uni afin d’uniformiser les communications télégraphiques maritimes. Ce moyen de communication redoutablement efficace séduit d’autres pays, qui l’adoptent aussi. Il sera adopté officiellement par tous en 1912, lors de la Conférence internationale radiotélégraphique de Londres

Ce code a permis de répondre à trois objectifs importants des communications télégraphiques :

  • la rapidité de transmission et la diminution drastique du risque d’erreur ou de mauvaise compréhension ;
  • l’universalité du langage, éliminant la barrière linguistique ;
  • la simplification des messages, avec des messages précis et simples.

Si, à l’origine, le code Q est créé pour les besoins des transmissions télégraphiques, l’évolution progressive l’étend à la radiotéléphonie et prévoit, dès les années 1950, la disparition de la télégraphie Morse dans les radiocommunications.

L’utilisation de la lettre Q n’est pas due au hasard. Afin d’éviter toute confusion, la lettre Q a été retenue car elle était peu utilisée comme préfixe des indicatifs d’appel de l’époque. 

Les deux lettres suivantes ont été choisies de manière logique et mnémotechnique en anglais pour se souvenir facilement de leur signification.

Exemples : QTH => Question To Home.

Le Règlement des radiocommunications précise une règle syntaxique stricte, héritée de la télégraphie Morse (CW) :

Forme interrogative : le même code de trois lettres suivi d’un point d’interrogation (?) signifie que l’on pose la question.

Forme affirmative ou indicative : le code utilisé sans point d’interrogation constitue une réponse ou une affirmation.

Le développement de certains domaines explose entre les deux guerres mondiales. 

 L’Union Internationale des Télécommunications (UIT), en lien avec l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI), organise l’évolution entre les services en 3 groupes.

  • Le groupe QAA à QNZ est attribué aux services aéronautiques.
  • Le groupe QOA à QQZ est attribué aux services maritimes.
  • Le groupe QRA à QUZ est attribué aux usages communs et aux radioamateurs

*** Le sous-groupe QVA à QZZ est une réserve pour diverses utilisations temporaires et les évolutions futures. 

PRBDésirez-vous communiquer avec ma station à l’aide du Code international de signaux?Je désire communiquer avec votre station à l’aide du Code international de signaux.
QABQuelle est votre destination?Ma destination est…
QDMQuel est mon relèvement magnétique ?
QDRSous quel relèvement magnétique suis-je ? (QDM+/-180°)
QFEQuelle est la pression atmosphérique à l’altitude de l’aérodrome (ou au seuil de la piste) (en hPa) ?
QFFQuelle est la pression atmosphérique réduite au niveau moyen de la mer (en hPa) ?
QFUQuelle est la direction magnétique de la piste en service ?
QNHQuelle est la pression atmosphérique réduite au niveau de la mer selon les conditions de l’atmosphère standard (en hPa) ?La pression atmosphérique est ___ hPa.
QOAPouvez-vous communiquer en radiotélégraphie Morse sur la fréquence 500 kHz ?Communiquer en radiotélégraphie Morse sur la fréquence 500 kHz.
QOBPouvez-vous communiquer en radiotéléphonie sur la fréquence 2 182 kHz ?Communiquer en radiotéléphonie sur la fréquence 2 182 kHz
QOCPouvez-vous communiquer en radiotéléphonie sur la fréquence 156,8 MHz ?Communiquer en radiotéléphonie sur la fréquence 156,8 MHz
QODPouvez-vous communiquer avec moi en… ?
QRAQuel est le nom de votre station ?Le nom de ma station est ___.
QRBÀ quelle distance approximative vous trouvez-vous de ma station ?La distance approximative entre nos stations est de ___ milles nautiques (ou kilomètres).
QRGVoulez-vous m’indiquer ma fréquence exacte (ou la fréquence exacte de…) ?Votre fréquence exacte (ou la fréquence exacte de…) est ___ kHz (ou MHz).
QRHMa fréquence varie-t-elle ?Votre fréquence varie.
QRIQuelle est la tonalité de mon émission ?La tonalité de votre émission est : 1 : bonne ; 2 : variable ; 3 : mauvaise.
QRKQuelle est l’intelligibilité de mes signaux (ou des signaux de…) ?L’intelligibilité de vos signaux (ou des signaux de…) est : 1 : mauvaise ; 2 : médiocre ; 3 : assez bonne ; 4 : bonne ; 5 : excellente.
QRLÊtes-vous occupé ?Je suis occupé (ou et suis occupé avec…). Prière de ne pas brouiller.
QRMÊtes-vous brouillé ?1 : Je ne suis nullement brouillé ; 2 : faiblement ; 3 : modérément ; 4 : fortement ; 5 : très fortement.
QRNÊtes-vous troublé par des parasites ?1 : je ne suis nullement troublé ; 2 : faiblement ; 3 : modérément ; 4 : fortement ; 5 : très fortement.
QRODois-je augmenter la puissance d’émission ?Augmentez la puissance d’émission.
QRPDois-je diminuer la puissance d’émission ?Diminuez la puissance d’émission.
QRQDois-je transmettre plus vite ?Transmettez plus vite (… mots/min).
QRSDois-je transmettre plus lentement ?Transmettez plus lentement (… mots/min).
QRTDois-je cesser la transmission ?Cessez la transmission.
QRUAvez-vous quelque chose pour moi ?Je n’ai rien pour vous.
QRVÊtes-vous prêt ?Je suis prêt.
QRXÀ quel moment me rappellerez-vous ?Je vous rappellerai à ___ heures (sur… kHz) (ou… MHz).
QRZPar qui suis-je appelé ?Vous êtes appelé par ___ (sur… kHz) (ou… MHz).
QSAQuelle est la force de mes signaux (ou des signaux de…) ?La force de vos signaux (ou des signaux de…) est : 1 : à peine perceptible ; 2 : faible ; 3 : assez bien ; 4 : bonne ; 5 : très bien.
QSBLa force de mes signaux varie-t-elle ?La force de vos signaux varie.
QSDMa manipulation est-elle défectueuse ?Votre manipulation est défectueuse.
QSJQuel est le prix de… ?Le prix de… est de ___.
QSKPouvez-vous m’entendre entre vos signaux ? Dans l’affirmative, puis-je vous interrompre dans votre transmission ?Je peux vous entendre entre mes signaux. Vous pouvez interrompre ma transmission.
QSLPouvez-vous me donner accusé de réception ?Je vous donne accusé de réception.
QSOPouvez-vous communiquer avec… directement (ou par relais) ?Je puis communiquer avec… directement (ou par l’intermédiaire de…).
QSPVoulez-vous retransmettre à… gratuitement ?Je peux retransmettre à… gratuitement.
QSQAvez-vous un docteur à bord ?J’ai un docteur à bord.
QSUDois-je transmettre ou répondre sur la fréquence actuelle ?Transmettez ou répondez sur la fréquence actuelle (ou sur… kHz) (ou sur… MHz) (en émission de la classe…).
QSVDois-je transmettre une série de V sur cette fréquence (ou sur… kHz) (ou… MHz) ?Transmettez une série de V sur cette fréquence (ou sur… kHz) (ou… MHz).
QSYDois-je passer à la transmission sur une autre fréquence ?Passez à la transmission sur une autre fréquence (ou sur… kHz) (ou sur… MHz).
QTCCombien de messages avez-vous à me transmettre (ou à transmettre à…) ?J’ai ___ message(s) à vous transmettre (ou à transmettre à…).
QTERelèvement vrai
QTHQuelle est votre position en latitude et en longitude (ou d’après toute autre indication) ?Ma position est ___ latitude ___ longitude (ou d’après toute autre indication).
QTRQuelle est l’heure exacte ?L’heure exacte est ___.

La recommandation IARU T/R 61-02 de Chester en 1990 retient pour l’examen radioamateur le code Q suivant:

Code Q pour les radioamateurs

Créé il y a plus de cent ans, le code Q associé au code Morse, a permis une utilisation efficace de la radiotélégraphie. Si la paternité du code Morse  est attribuée à une personne physique, le code « Q » est une standardisation administrative d’origine britannique afin de simplifier les échanges télégraphiques internationaux. 

C’est donc bien un code officiel qui s’intègre pleinement dans les procédures opérationnelles des radiocommunications internationales. 115 ans après sa création, il est utilisé par tous les opérateurs radio, qu’ils soient marins, pilotes d’avion, militaires ou radioamateurs. L’énorme avantage, c’est que ces groupes de seulement 3 lettres ont la même définition pour tous, quel que soit le pays ou l’utilisateur. Ces 3 caractères sont la compression d’une phrase complète, ce qui permet un gain de temps incroyable dans la transmission des messages.   Il a beaucoup évolué et grandi, mais il est toujours indispensable dans nos communications modernes.  

Le code Q et le code Morse permettent à tous de communiquer sans avoir à connaître les langues étrangères. Pour une invention qui a plus de cent ans, c’est mieux que Google Traduction !

Voici l’occasion pour moi de remercier Sylvain Affinito qui m’a aidé pour les recherches sur ce sujet. 

Sylvain est une personne que j’estime beaucoup et qui m’a beaucoup appris à mes débuts de radioamateur. Il a toujours été de bon conseil et disponible pour partager ses connaissances. 

Merci pour cette amitié sans faille dont tu me témoignes depuis toutes ces années et merci pour ton aide pour les recherches.

Téléchargez le document

Liste officielle du code « Q »

Restauration de Vibro-Mors : Techniques et Astuces

Le vibro, quel drôle d’engin ! Même sa sonorité est tellement spéciale que de plus en plus d’opérateurs télégraphiques n’arrivent pas à décoder les signaux qu’il génère.

Le principe a été inventé par un Américain en 1905 (Horace Martin). Ces modèles étaient commercialisés sous la licence Vibroplex. Cet objet a été construit pour augmenter la vitesse de transmission des messages télégraphiques. 

Dans ce sujet, c’est de Vibro-Mors qu’on va parler. Vibro-Mors, c’est une marque française créée après la Seconde Guerre mondiale.  Cette marque proposait des manipulateurs semi-automatiques mécaniques par vibration. 

Il y avait deux versions : une avec le socle noir et une autre avec le socle chromé.

L’ennui de cette dernière, c’est que le revêtement chromé vieillit très mal. 

Refaire une pièce chromée coûte très cher, entre 250 et 400 € d’après les devis que j’ai fait faire. Il m’est alors venu une idée qui devrait donner une illusion de brillance : le polissage.

L’ennui, c’est qu’il faut tout retirer de la pièce. Le manipulateur doit être mis en pièces.

Le démontage est soigné en prenant un maximum de photos et de notes pour le remontage.

Les objectifs

Utiliser le manipulateur, le conserver le plus possible d’origine, lui redonner un semblant d’esthétique acceptable.

Normalement, nous ne devons pas apporter de modifications aux pièces qui constituent nos collections. Il est important de les conserver dans leur état d’origine pour qu’elles restent représentatives de ce qu’elles étaient. Dans ce cas, l’idée a été discutée et nous avons décidé de prendre le risque de tenter une restauration. Les vibromors sont des manipulateurs courants et, si par malheur celui-ci ne correspond plus aux conditions de conservation, il y aura toujours possibilité d’en trouver un autre similaire. De plus, il semble que nous en avons plusieurs en réserve. Donc, plutôt que de le laisser dans un état déplorable, autant essayer quelque chose. J’étais quand même à peu près sûr de parvenir à un résultat acceptable et, avant de commencer, j’ai procédé à un test pour montrer le résultat et expliquer les travaux.

Le polissage ne donne pas le même effet qu’un joli chrome, mais, par rapport à l’état actuel, cela nous a semblé mieux.

Une fois les travaux validés, c’est parti pour une grosse journée de travail à l’atelier.

Le démontage est simple et rapide ; c’est le nettoyage qui va prendre beaucoup de temps.

Le ponçage

C’est une partie délicate, parce qu’il est important de ne pas marquer le métal. Chaque imperfection sera visible sur le résultat final.

Tout d’abord, nettoyage avec du papier à gros grain (80). Il faut être régulier et toujours aller dans le même sens. La rouille doit partir et le ponçage doit être régulier sur toute la surface. 

Un bon nettoyage au papier sec en premier, puis avec de l’alcool ensuite, pour retirer les traces de ponçage.

Deuxième passe avec un grain plus fin à 400. Toujours bien régulier avec une cale et dans le même sens. À la fin, un nouveau nettoyage à l’alcool sera nécessaire.

Troisième passe, avec un grain toujours plus fin à 800. Même opération que précédemment.

Quatrième passe, avec un grain à 1200. Cinquième passe, avec cette fois un papier abrasif avec un grain à 2400 et, si possible, une sixième passe avec un papier abrasif avec un grain à 3200. 

Un nettoyage à l’alcool est nécessaire à chaque étape.

Enfin, l’utilisation d’un tampon de polissage monté sur une ponceuse et de la pâte à polir permet d’obtenir le brillant. Plusieurs passages avec de la pâte à polir peuvent être nécessaires.

Voilà, ça brille. Pas autant qu’un chrome, mais ça brille.

Tout en évitant de mettre ses doigts sur la pièce, il faut remonter les éléments du manipulateur.

Avant
Après

Même si ce n’est pas parfait, c’est quand même mieux qu’avant.

F9WT,

F2QH,

www.vibroplex.com

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