Notre musée associatif met un point d’honneur à aider les étudiants et leur apporter nos connaissances sur le monde de la radio ou sur l’histoire de cette technologie.
Cette fois, c’est une demande un peu différente qui nous a été faite.
Bien que le musée soit en période de fermeture pour les visites au public, nous restons ouverts et disponibles pour les activités annexes. Généralement, nous profitons de cette période pour nous occuper des collections et changer le matériel exposé. Cette année, nous allons faire une activité totalement différente, mais tellement amusante et intéressante.
Nous avons été contactés par email par un groupe d’étudiants de l’ÉSEC, l’école des métiers du cinéma et de l’audiovisuel pour réaliser un exercice pédagogique sur la radio.
Le projet est de faire une interview dans le musée pour utiliser le matériel comme décor.
Nous avions déjà été sollicités pour la télévision, la radio, des YouTubeurs, et même une série Netflix, mais l’idée d’aider des étudiants des métiers du cinéma était un nouveau défi intéressant.
Le projet a évolué suite au désistement de la personne qui devait être interviewée, mais peu importe le sujet reste la radio.
Après adaptation, le sujet évolue vers une présentation de 3 périodes importantes dans l’histoire de la radio. Le début de la radio 1920/1930, la période de la Seconde Guerre mondiale 1939/1945 et enfin les années 1970/1980.
Le jour du tournage, une équipe d’une dizaine de personnes a fait le déplacement depuis Lyon jusqu’en Haute-Loire. Ils sont arrivés à 8 h du matin près à se mettre au travail et très motivés. L’équipe du musée était prête également de bonne heure, même si nous avions déjà passé une semaine pour préparer le décor.
La mise en place des éclairages et des caméras à pris beaucoup de temps, mais finalement les effets obtenus sont vraiment bien.
On sent très vite le professionnalisme et la bonne entente de cette jeune équipe.
Le tournage s’est bien passé, il était éprouvant, mais très intéressant. L’équipe de tournage était vraiment sympathique et elle semblait contente du travail accompli.
Une journée qui a été instructive aussi bien pour les étudiants que pour l’équipe du musée.
Pour l’équipe du musée, raconter l’histoire de la radio, c’est très plaisant, mais côtoyer des étudiants dynamiques, passionnés par leurs études et qui s’intéressent à l’histoire de la radio est également une belle satisfaction.
Voici une suite du sujet sur l’histoire de la station télégraphique de la tour Eiffel et les travaux du Général Ferrié.
Une suite et pas la suite, parce qu’il y a tellement de choses à dire sur une période de 20 à 30 ans après la Première Guerre mondiale qu’il faudra traiter les sujets en plusieurs fois. Les recherches et bien sur les découvertes s’enchaînent à un rythme effréné pour continuer à faire progresser la technologie de la radio et des communications. Si au début du vingtième siècle communiquer sans fil paraissait pour le commun des mortels improbable, voici que 30 ans plus tard, on lui dit que les ondes radio rebondissent sur les différentes couches de l’atmosphère. Si aujourd’hui ce phénomène est bien connu, et même utilisé, la découverte de cet effet n’a pas été simple à démontrer.
Pour rappel, dans les années 1920, les premiers émetteurs à lampes font leur apparition et ils vont détrôner les émetteurs à arc trop gourmand en énergie. Il faut une puissance colossale pour alimenter ces émetteurs alors que les émetteurs à lampes utilisent moins d’énergie, même si cela reste important. L’optimisation des installations aidée par les dernières découvertes scientifiques vont permettre de mieux comprendre les ondes radioélectriques et de mieux les maîtriser.
Le Général Ferrié
S’il fallait encore présenter le Général Ferrié, il s’agissait d’un militaire qui a développé la radiotélégraphie pour les besoins en communications de l’armée française. Ferrié est diplômé de l’École Polytechnique. Il a dirigé l’école de télégraphie militaire et l’école d’application de l’artillerie et du génie. C’est à lui que nous devons la station télégraphique de la tour Eiffel et bien d’autres choses encore. Dans le domaine des radiocommunications, il a fait de nombreuses études et découvertes. Il a participé à de nombreux échanges avec des physiciens qui étudiaient les ondes radio. C’est d’ailleurs lors d’une conférence qui s’est tenue fin de l’année 1930 pour des ingénieurs civils qu’il a dévoilé la situation et l’évolution de la radio.
Maquette de la station de la tour Eiffel
Ionisation de l’atmosphère
Il a commencé par faire le point de tous les éléments terrestres, atmosphériques et cosmiques qui peuvent influer sur la propagation des ondes radio. Selon lui, la basse atmosphère, dans la limite de 25 kilomètres, est soumise à d’importants échanges thermiques, la terre rayonne jusqu’à une calorie par mètre carré et par minute, déperdition compensée par une chaleur qui provient des émanations du radium et du thorium des couches terrestres superficielles. Ce sont ces émanations qui ionisent l’air par agglomérations des particules de poussière ionisées. Dans les hautes couches de l’atmosphère, le rayonnement solaire arrive très riche en rayons ultraviolets qui sont absorbés par la couche d’ozone dont la présence a été révélée par l’étude des spectres lumineux et a été confirmée par les expériences de M. Maurain en 1929. Le Général Ferrié précise que les connaissances de l’atmosphère en 1930 sont encore incomplètes puisqu’il reste des phénomènes inexpliqués.
Anomalie de la propagation des ondes hertziennes
Selon Ferrié, les ondes se propagent de deux façons. Je vous livre ses propos tel quel sans modification ni complément issus des connaissances modernes.
Premièrement, la propagation se fait par glissement à la surface du sol, mais avec une portée limitée à quelques kilomètres. Deuxièmement, dans la haute atmosphère, par réflexion sur la zone ionisée de la partie supérieure. Cette couche, étant conductrice, fait obstacle au passage des ondes qui fait réflexion du rayonnements en direction du sol. Laquelle les réfléchit à nouveau vers le ciel, faisant ainsi le tour de la terre par rebond successifs.
Il précise aussi que la hauteur de la couche réfléchissante semble varier avec la longueur d’onde et les ondes ionisées ont une fréquence de résonance qui leur est propre ce qui complique le phénomène.
Evolution des communications sur ondes courtes
Il est un mythe souvent repris par les radioamateurs qui se targuent d’être à l’origine de la découverte des ondes courtes. Ce n’est pas tout à fait vrai, il faut nuancer cela.
L’état qui dominait le monde des utilisateurs de fréquences, connaissait déjà ce que permettaient les ondes courtes, et même les VHF à la fin des années 1920 1930. L’utilisation de ces bandes ne les intéressait pas à cette époque, c’est d’ailleurs pour cela qu’elles ont été laissées à l’utilisation des radioamateurs.
Le général Ferrié avait un lien particulier avec tous les secteurs des communications et les radioamateurs aussi. Il gardait un œil sur ce qu’ils faisaient et il n’hésitait d’ailleurs pas à les conseiller au travers de publications dans les revues spécialisées ou de conférences. Pour le Général, cela lui permettait d’être informé sur ce que d’autres expérimentent afin de voir si des applications étaient utiles pour les besoins en communications de l’armée. Ne voyez pas cela comme une surveillance malsaine ou de l’espionnage, mais plutôt comme un échange des savoirs et des connaissances avec les radioamateurs, parce que c’est bien ainsi que cela se faisait à l’époque. C’est ce que démontrent les nombreuses correspondances écrites qu’a eues le Général avec notamment le réseau des émetteurs Français, association nationale des radioamateurs. Pour revenir à la conférence de Ferrié de la fin 1930, voici un condensé de ses propos sur les ondes courtes et au-delà.
Depuis l’invention de la lampe à 3 électrodes (la triode) il est plus facile de revenir sur les ondes courtes avec une puissance réduite. Celles-ci subissent des irrégularités de transmission provenant de la non-concordance de leurs ondes avec la résonance de la zone ionisée de réflexion ou par suite de la rencontre avec des nuages ionisés. L’emploi de réflecteurs de “ces petites ondes” (les ondes courtes) effectué par Messieurs Mesny et Chirex, remédie à ces irrégularités, et l’on obtient ainsi des liaisons lointaines avec seulement quelques dizaines de kilowatts, pour des longueurs d’ondes comprises entre 30 et 20 mètres. Une limite cependant a été observée vers les 12 mètres qui marquait un arrêt total des transmissions. Des essais effectués sur des ondes de 3 mètres ont, toutefois, donné des résultats satisfaisants à distance faible, comme entre la France et la Corse. Mais elles se transmettent à la surface du sol d’un point à un autre et, comme la lumière, sont arrêtées par tous les obstacles terrestres. Par contre, elles sont totalement indifférentes aux perturbations atmosphériques, même aux violents orages.
Enfin, des essais en laboratoire ont porté sur des ondes dans l’infrarouge, ou les utilisations de type barrages non-visibles contre les infractions par exemple peuvent être très utiles. La puissance énorme des rayons “ultra pénétrants” constatés dans notre atmosphère laisse supposer que nous avons encore beaucoup à apprendre dans l’étude des courtes radiations.
Voilà où en étaient les connaissances à la fin des années 1930 sur les ondes radioélectriques. Le cycle solaire d’une décennie était également connu puisqu’il a été aussi mentionné dans les écrits du Général.
Je terminerais par une autre nuance, les radioamateurs de l’époque étaient pour une très grande majorité des gens très instruit et avec des connaissances poussées dans le domaine de la physique et de l’électricité. Rien à voir avec l’activité radioamateur moderne ouverte à tout un chacun qui s’intéresse à la radiocommunication. Bien sûr, nous bénéficions du savoir qu’ont découvert les générations de chercheurs et expérimentateurs qui nous précèdent, mais il est difficile de faire une comparaison entre nos deux époques.
Conclusion
Le Général Ferrié et ses contemporains qui ont œuvré dans le développement que nous leurs devons aujourd’hui sur les communications et au sens plus large, l’utilisation des radiofréquences, étaient de grands savants, mais ils faut quand même préciser une chose importante, ils savaient communiquer entre eux pour échanger des connaissances et ainsi permettre à la radio d’évoluer. La communication était ouverte à tous les milieux, scientifiques, techniques, professionnels et amateurs. C’est bien connu, l’union fait la force. De mon point de vue aussi modeste soit-il, en parcourant les nombreux documents qui me permettent de vous livrer ses textes, je note que les différents acteurs de cette époque étaient avant tout des gens simples qui, malgré leur statut social, leurs fonctions importantes et leurs responsabilités ne se prenaient pas pour des êtres supérieurs et partageaient volontiers leurs connaissances. Et je pense qu’avant tout, c’est pour cela qu’ils ont fait de grandes choses et de grandes découvertes. Finalement ne serait-ce pas cela la compétence?
Sources
RAD n°1 première année (1931) édition Dunod L.D. Foucault
Livre “Le siècle de la radio” J-C Montagné.
Livre “La télégraphie sans fil” par A. Berget
Livre “La télégraphie sans fil et les progrès dans la TSF” par Lucien Fournier
Récepteur de la collection Clerfeuille n° d’inventaire CC-11-2025
Introduction
À l’origine, il n’était pas prévu de faire un compte-rendu public de cette restauration, mais comme il ne reste que très peu de traces des appareils de cette marque, j’ai eu l’idée de laisser quelques informations sur Internet. C’est également pour cela que la grande partie de cette vidéo sera faite sur des photos. Je vous en parlerais plus en détail plus loin.
Profitant de la période hivernale ou le musée est fermé au public, j’ai entrepris de restaurer cet appareil que je trouve magnifique. Il est vrai qu’aujourd’hui les postes de cette marque sont très rares, mais il en reste quelques modèles chez les collectionneurs qui, par chance, les conservent précieusement.
L’histoire de ce modèle en particulier est spéciale, voilà pourquoi il me tenait à cœur de le restaurer, mais vous allez découvrir que ce n’est pas à moi que revient le mérite de ce travail. Je me suis contenté d’être la main qui a réalisé le remontage qui n’aurait pas été possible sans l’immense travail de recherche qui a pris presque 20 ans pour rassembler les informations nécessaires pour lui redonner vie.
Le dossier de ce poste comprend 103 pages, c’est très important pour la suite.
Je souligne que si effectivement ce modèle est très joli extérieurement, il reste un modèle de moyenne gamme très peu élaboré dans son montage et pas du tout soigné comparé à d’autres marques de l’époque qui fabriquaient des appareils avec un câblage soigné. Ici, il n’en est rien, c’est du montage volant presque amateur, avec des composants achetés à d’autres marques pour certains et d’autres fabriqués sur mesure. Il n’empêche qu’il a existé et que sa restauration a donc été faite en respectant ce type de montage et autant que faire se peut en respectant la position des composants et bien entendu le schéma.
L’idée étant, comme toujours pour le musée de la radio, de présenter des appareils authentiques qui n’ont pas été modifiés ou améliorés.
Intérieur du poste modèle N°35
Comme je vous le disais précédemment, le but de cette vidéo n’est pas de vous montrer pas à pas la restauration de cet appareil, cela n’a pas beaucoup d’intérêt. Je vous montre quelques curiosités quand même, mais l’objectif est de laisser des traces et surtout le schéma de ce modèle. Comme je vous l’ai dis, cette marque est aujourd’hui rare sur Internet, c’est donc juste pour partager les informations essentielles que j’ai à disposition. Je ne peux pas non plus vous dévoiler le dossier complet, parce qu’il y a beaucoup de correspondances et par respect pour les personnes et leurs familles, il n’est pas question de les rendre publics même s’il n’y a rien de personnel dans ces échanges. En revanche partager les quelques informations techniques, ce sera peut-être utile pour d’autres collectionneurs.
Voici l’histoire de ce récepteur.
Ce récepteur est un modèle qui a été acheté en 1984 pour le prix de 900F.
Lorsqu’il reçoit cet appareil, il savait qu’il avait été modifié non pas par le propriétaire précédent, mais probablement entre 1930 et 1940. Le vendeur et l’acheteur avaient d’ailleurs échangé par courrier à ce sujet.
Ces recherches pour cet appareil ont duré de 1984 jusqu’à au moins 2002. Ces dates sont connues par des courriers échangés pour des renseignements et qui sont dans le dossier.
L’objectif en 1984 était donc de le remettre dans son état d’origine, sauf qu’à cette époque, il n’y avait à peine plus de documents qu’aujourd’hui, mais des collectionneurs qui échangeaient avec beaucoup de courtoisie sur leur passion.
Je ne souhaite pas dévoiler la fin maintenant, mais il est important de savoir que 90 % du travail a été fait par M. Clerfeuille qui pendant une vingtaine d’années a recherché les informations, rassemblé les composants et procédé à de nombreux essais. Malheureusement, il n’a pas eu le temps de terminer cette restauration et c’est donc moi qui ai la charge de finir ce projet. Cela n’a pas été simple, parce qu’il a fallu parcourir tout le dossier pour comprendre les démarches de mon prédécesseur afin de respecter son travail et l’état d’origine du poste. C’est donc avec beaucoup de respect et des choix parfois difficiles que j’ai avancé pas à pas pour reconstituer ce magnifique objet.
Par chance, extraordinaire, il a beaucoup documenté ses recherches et pour cause, cela s’est passé sur une vingtaine d’années, il aurait été compliqué de ne pas mettre par écrit ses réflexions. Mais elles ont néanmoins permis un remontage précis et respectueux du modèle.
La première chose importante qui a été faite en 1984, c’est un relevé minutieux du schéma avec des photos argentiques pour reconstituer ce qui a été modifié et ce qui reste d’origine. Malheureusement, comme on peut s’en douter, il ne restait pas grand-chose d’origine et la jolie caisse en bois a été percée pour ajouter des commandes. On ne peut pas en vouloir à celui qui a cherché à améliorer les performances de ce récepteur qui, je vous le rappelle, n’était pas d’une technologie très évoluée. D’ailleurs dans les correspondances, on retrouve un échange sur une deuxième version de ce modèle qui daterait de 1924 soit un an à peine après la sortie de celui-ci.
C’est justement sur le schéma du modèle de 1924 que celui-ci a été reconstruit, car les évolutions ont été minimes et c’est sur les commandes que celles-ci ont eu lieu. On le retrouve bien en comparant les photos du modèle d’un collectionneur qui a apporté une aide précieuse avec son propre modèle.
Comme il s’agit d’un modèle à réaction, la position des selfs fixes et mobiles n’ont pas été simples à retrouver. Comme vous pouvez le voir sur les plans réalisés à l’époque, il a fallu faire de nombreux calculs pour y parvenir.
Support de selfs du premier modèle
Les documents
Avant d’aller plus loin, voici les documents qui serviront pour la restauration.
Il s’agit de photos d’un poste du modèle similaire, mais de la deuxième version de 1924 ce qui a considérablement aidé pour le projet.
Encore une fois, ça fait peu d’informations, mais c’est tout ce qu’il y a de disponible pour avancer et sans les nombreuses notes et échanges présents dans le dossier, il serait resté à l’état de boite vide puisque c’est ainsi que le musée en a pris possession en 2024.
la publicité du modèle de 1923
Photos du RI n°35 dans le dossier
Voici notre modèle dans l’état où il a acheté en 1984.
Tout ce qui est encerclé de jaune est à supprimer.
J’estime la modification entre 1930 et 1940 d’après les composants utilisés.
Voici le schéma du modèle de 1923
Il est équipé de 4 lampes TM qui réalisent l’amplification, la détection, et deux lampes pour la partie basses fréquences.
Les trous dans la caisse ont été adroitement rebouchés, je n’aurais certainement pas fait mieux, même s’ils se voient encore un peu. Fallait-il refaire une façade et le dessus ? Ça se discute. Dans le cas de notre musée, nous avons établi un protocole afin de respecter l’histoire et la représentativité du matériel. Pour tout appareil qui date d’avant 1945 la restauration doit être limitée au strict minimum. Il faut intervenir avec parcimonie sur le matériel et dans le cas de ce modèle, refaire la façade complètement aurait peut-être été une solution acceptable si tout l’intérieur n’avait pas été modifié et donc à refaire. En tenant compte de cela, refaire l’intérieur plus la façade et le dessus, il reste trop peu de matière d’origine pour dire que le poste est d’époque. Cela aurait déclassé le poste en réplique et ce n’est pas notre but d’exposer des répliques. Donc il faut parfois prendre des décisions, pas toujours facilement d’ailleurs, mais c’est important.
Regardez le condensateur variable d’accord comment il a été fabriqué et répliqué sur la copie identique du modèle de référence. Il est constitué de deux plaques en laiton isolées par une feuille de mica. La vis centrale rapproche les plaques faisant ainsi varier la valeur capacitive.
Les composants
Les composants utilisés en 1923 sont à peu près toujours les mêmes. Il n’y en avait pas beaucoup. On retrouve des selfs, des condensateurs, des résistances et des transformateurs.
Ces derniers sont d’époque, mais pas d’origine malheureusement. Les selfs du système à réaction sont neuves, la self du sélecteur est d’origine par contre. Les condensateurs fixes sont d’origine est constitué de feuilles de cuivre coincé entre deux morceaux de plastiques noir. Le condensateur variable est une reconstitution et enfin, les résistances ne sont pas d’origine parce que complètement absente.
Ce sont ces dernières qui m’ont finalement posé le plus de problème. Impossible de savoir dans les documents à quoi elles ressemblaient. Donc j’ai tout simplement regardé sur les postes à batteries de 1923 le type de résistances utilisées et j’ai remis les mêmes dans ce poste. Mais quand je vois les condensateurs, je doute que les résistances aient été équivalentes à celles que j’ai monté. Je suppose qu’ils avaient enroulé du fil résistif sur un mandrin en plastique et calculé à peu près la valeur dont ils avaient besoin. Ça devait coûter bien moins cher de se fabriquer les résistances nécessaires. Surtout qu’il y en a seulement deux !
Encore une fois, cela illustre bien le type de montage presque amateur qui a été fait sur ces modèles. Alors qu’à la même époque sur des appareils de marques concurrentes, on retrouve de vrais condensateurs et de vraies résistances.
Informations sur la marque
Les informations sur la marque ont été trouvées sur DocTSF puisque c’est à ce jour la seule source d’information disponible.
C’était une petite entreprise parisienne qui n’a pas construit beaucoup d’appareils.
Son adresse de 1922 à 1934 était au 25 rue des Usines dans le quinzième arrondissement de Paris.
À partir des années 1930, environ l’entreprise décroche un contrat avec le ministère des armées et commence à réaliser des appareils militaires.
Elle aurait été absorbée par la société Thomson suite à des difficultés financières.
Pour plus de détails, je vous suggère d’aller sur DocTSF.
Conclusion
La restauration a duré un mois et demi. C’est de loin le projet le plus intéressant et instructif que j’ai réalisé, même si mon travail ne s’est limité qu’à la partie remontage.
Reprendre le projet d’une personne qui a œuvré pendant 20 ans pour l’aboutissement de celui-ci n’est une chose simple. Surtout quand cette personne n’est plus là pour donner son point de vue et ses conseils. C’est avec beaucoup de respect et d’humilité que j’ai, chaque jour, assemblé les composants de ce poste. Il fallait respecter le montage d’origine et le travail qui a été fait au risque de ne pas pouvoir inclure cet objet a l’inventaire de la collection. Je n’étais pas sûr d’y parvenir, mais pour réussir cette mission, je me suis contenté de respecter à la lettre les instructions laissées par son propriétaire précédent. C’est un très bel appareil et une place de choix lui sera réservée sur les étagères du musée.
Il faut souligner que c’est une chance d’avoir un exemplaire de cette marque et cela est possible grâce aux collectionneurs passionnés, acharnés même qui ont reconstitué la partie technique de A à Z avec les informations qu’ils avaient à leur disposition. Je me permets donc de conseiller à tous les collectionneurs privés de documenter leur collection autant que possible, surtout les modèles rares, parce que peut-être qu’un jour cela permettra de conserver le souvenir d’une marque ou d’un modèle. Pour un musée, la documentation d’une collection est vitale, parce que le but n’est pas d’entasser du matériel sur des étagères, mais de conserver l’histoire qui va avec.
Les matériaux utilisés dans la fabrication des postes de TSF ont beaucoup évolué sur 100 ans d’histoire. Voici quelques informations sur ceux utilisés par la marque Philips qui ont souvent des noms inconnus et spécifiques à cette marque.
La philite, l’ébonite, la Vanhérite, l’Arbolite, le Pégamoïd…
Au début du vingtième siècle, la matière la plus utilisée était le bois parce qu’il est facile à trouver et selon l’essence utilisée, il peut être noble ou bon marché.
Le plastique, comme on le connaît aujourd’hui, n’existait pas et coûtait cher à fabriquer.
Le mot plastique est un terme qui englobe tout type de matériaux obtenus par polymérisation de différents composés.
Il existe de nombreuses sortes de matières plastiques et vous vous doutez bien qu’ils ont évolué tant sur la fabrication que sur les composés utilisés.
Dans le domaine de la TSF, on rencontre souvent des matériaux étranges avec des noms tout aussi bizarres. La philite, l’ébonite, la Vanhérite, l’Arbolite, le Pégamoïd et certainement le plus connu, la Bakélite, mais il en existe d’autres.
En 1907, un chimiste belge du nom de Léo Backeland invente une matière plastique synthétique, la Bakélite. Le nom de cette matière est déposé et ne peut être utilisé sans payer des droits bien entendu. Pour éviter cela, Philips dépose le nom de Philite en 1923, pour le même matériau à l’exception de la formule qui diffère (en théorie) quelque peu. En théorie seulement parce qu’en réalité, c’est de la bakélite, mais avec un autre nom. Donc la Philite, c’est de la bakélite, mais utilisée pour la marque Philips.
Le pégamoïd est un tissu qui ressemble à du cuir et qui recouvre l’ébénisterie. Il donne un bel aspect pour l’époque, l’exemple du 2501 dit le “cercueil” vous donnera une illustration concrète de ce matériau.
L’Arbonite et la Vanhérite sont des plaques de cellulose et de résine de phénolique compressé et recouvert d’un film avec décor imitation bois. Un exemple parlant, c’est l’ébénisterie du 930 A qui est une ossature métallique recouverte de ce matériau avec un motif imitation bois. Il a un aspect de carton et il est particulièrement fragile, attention donc lors du nettoyage à ne pas utiliser de solvant trop agressif et un chiffon abrasif.
Philips 930 A
Je vous conseille une solution très simple et peu chère, dans une bouteille d’un litre vous mélangez un demi-litre d’eau et un demi-litre d’alcool ménager avec quelques gouttes de liquide vaisselle. Utilisez un chiffon très doux et n’insistez pas trop quand même parce qu’à force, vous risqueriez quand même de détériorer le film de surface.
Vous l’aurez compris, attention à certains matériaux qui sont fragiles et compliqués à manipuler. Chaque marque utilise ses matériaux, mais certaines derrière un nom étrange utilisent finalement la même chose que leurs concurrents. Les produits modernes ne sont pas toujours appropriés à ces matières anciennes. Il convient de procéder avec prudence et de se renseigner avant quand cela est possible.
Sources
-Les radio Philips de collection 1928/1948
-Philips catalogue illustré de 1928 aux années 50
-Le guide du collectionneur TSF – Radio – TV (Guy Biraud et Richard Foster)
Les communications télégraphiques de l’Etat Français
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Le centre radioélectrique de Paris
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La Seconde Guerre mondiale
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Aujourd’hui en 2025
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Conclusion
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Sources
Avant-propos
Dans les années 1920, il était courant d’écouter les stations télégraphiques militaires et tout type de transmission qui était pour la plupart des essais avant que la radiodiffusion ne vienne égayer le spectre radioélectrique. Bien sûr, au début, ses stations n’étaient vraiment pas nombreuses alors c’était un plaisir de les capter, voir même une belle performance pour ceux qui étaient loin de Paris.
Sainte Assise était une station puissante et écoutée par les “sans-filistes” passionnés. Comme cette station était, comme celle de la tour Eiffel, une station utilitaire d’origine militaire ou pour les besoins de l’Etat, elle ne transmettait que des messages télégraphiques. Mais alors pourquoi est-elle restée dans les listes des stations prisées par les “sans-filistes”?
Cette station n’a jamais diffusé de programmes pour le public. Elle n’a pas été construite pour cela et ne le fera jamais.
C’est grâce aux archives nationales et à la bibliothèque du musée que nous allons en apprendre un peu plus sur cette station , qui a son époque, a permis de démontrer le savoir-faire français et tout le génie dont les concepteurs ont fait preuve.
Les communications télégraphiques de l’Etat Français
La station télégraphique de la tour Eiffel, une fois opérationnelle, a très vite été saturée par les besoins de transmission de message ce qui rallonge considérablement le temps d’acheminement des messages. En 1920 une station télégraphique en périphérie de Paris est à l’étude. L’idée est d’avoir une grosse station puissante et capable de communiquer partout dans le monde. Ce projet sera confié à la compagnie générale de TSF (qui va devenir Radio France, mais qui n’a rien à voir avec le Radio France d’aujourd’hui) par une convention signée le 29 octobre 1920 par M. Deschamps, sous-secrétaire d’Etat au ministère des Travaux Publics, chargé des Postes, Télégraphes, Téléphones et M. Girardeau, administrateur de la Compagnie Radio-France.
Ils auront pour mission de construire et ensuite exploiter cette station pour les besoins de communication de l’État.
Le centre radioélectrique de Paris
Il faut préciser qu’on parle de la station de Sainte Assise, mais en réalité, ce n’est que la partie émission de la station.
Comme tout centre puissant, la réception ne peut se faire sur le même site, car les récepteurs seraient incapables de fonctionner correctement.
La station de réception est située à Villecresne, 20 km au nord de Sainte Assise.
Le centre de Villecresne se situait entre la rue du bois d’Auteuil et la caserne des pompiers, occupé aujourd’hui par le stade et la piscine.
Carte du Sud de la région Parisienne
Les deux centres sont pilotés depuis le 166 rue Montmartre à Paris.
Dans les archives officielles des PTT, cette station est nommée Le centre radioélectrique de Paris.
Sainte Assise a été choisi pour le centre d’émission à cause d’une nappe phréatique peu profonde sous la surface qui favorise le réfléchissement des ondes dans les hautes couches de l’atmosphère.
La station de Sainte-Assise était composée de trois bâtiments : la station Continentale, la station Transcontinentale, la station Ondes Longues.
Fonctionnement de la station Télégraphique de Paris
La Continentale est équipée de deux alternateurs H.F. de 250 et 500 Kws. La longueur d’onde d’émission allait de 8 600 m à 11 000 m. par variation de la vitesse des alternateurs de 5 000 à 6 800 t/min. Les antennes étaient supportées par 16 pylônes de 250 mètres. Une autre antenne de type cône était supportée par un pylône de 250 m de haut. Un petit émetteur à lampes servait occasionnellement pour émettre sur des longueurs d’ondes comprises entre 2 000 et 6 000 m. et servait probablement de secours.
Le chantier est colossal et sera pourtant très vite achevé puisqu’en 1922, les premières transmissions débutent et l’année suivante, la station sera complètement opérationnelle.
Elle devient la station la plus puissante et la plus perfectionnée en 1923.
Carte postale de la collection Clerfeuille – salle des machines de Sainte-Assise
Au cours de l’année 1921, les ingénieurs du centre décident de procéder à des essais de diffusion un peu particuliers. N’oublions pas que ce centre est destiné aux communications télégraphiques et pourtant, ils décident d’essayer la diffusion de la voix. Aussi, le 26 juin 1921, ils vont diffuser un discours suivi d’un morceau de musique. Cette transmission sera écoutée par les participants d’une réunion en l’honneur de Branly qui se tient rue Blanche à Paris.
Un nouvel essai avec plus de puissance sera effectué quelques mois plus tard avec la retransmission de la Marseillaise interprétée par la cantatrice Yvonne Brothier qui a lieu au château de Saint Assise.
On lui demande de ne pas pousser les notes aiguës afin de ne pas détruire les lampes de l’émetteur, mais finalement, aucune lampe n’a subi de dommage.
La cantatrice sera écoutée à l’hôtel Lutétia lors d’un dîner en l’honneur d’Ampère auquel assiste le ministre des PTT de l’époque.
Il s’agit des deux seules retransmissions “radiodiffusées” réalisées depuis le centre de Sainte Assise pour montrer que l’équipe technique maîtrise parfaitement cette technique et que les émetteurs du centre sont parfaitement fonctionnels.
Le centre radioélectrique de Paris pouvait communiquer avec Bamako, Brazzaville, Djibouti, la Guadeloupe, la Guyane, le Maghreb, la Martinique, Nouméa, Papeete, le Sénégal et Tananarive.
De 1920 à 1935 d’autres centres de communications importants sortiront de terre tels que, Bordeaux-La Fayette, Lyon-La-Doua, Pontoise, Saint-Pierre-des-Corps.
À partir de 1939, seules, les Ondes Courtes étaient utilisées ; Sainte-Assise assurait les liaisons avec Buenos-Aires, Rio-de-Janeiros, Saïgon, Le Caire et les bateaux qui croisent dans l’Atlantiques sud.
La Seconde Guerre mondiale
Pendant la Seconde Guerre mondiale, Sainte-Assise est sous le contrôle de l’occupant qui l’utilise pour les liaisons avec ses sous-marins. Le 17 août 1944 à l’approche des troupes alliées, les Allemands sabotent les centres de Sainte Assise et Villecresne dans la précipitation. Ils seront partiellement réparés avec les moyens disponibles de l’époque, mais seront entièrement refaits entre 1950 et 1954.
Aujourd’hui en 2025
Que reste-t-il aujourd’hui des installations de Sainte Assise?
Aujourd’hui, les installations ont évolué, mais elles sont toujours en service et la propriété de la Marine Nationale depuis 1991, qui les utilise pour les liaisons avec les sous-marins de la flotte française. Il y a toujours de très longues antennes et des émetteurs puissants. Les bâtiments de l’époque sont pour la plupart encore existants, mais pas utilisés. Compte tenu de l’aspect militaire et stratégique, il n’est pas possible de visiter les lieux.
Les archives ne contiennent pas d’autres détails si ce n’est des informations techniques sur les émetteurs et leurs puissances colossales. Cependant, sur le centre lui-même, nous ne pourrons pas en savoir davantage puisqu’il est encore en activité. Pour terminer cet exposé, voici une petite anecdote visible dans la presse qui relate l’activité toujours en évolution de ce centre de transmission.
En 2013, le journal local fait mention d’une polémique autour de la demande de l’armée qui souhaite fermer la petite route qui traverse le centre pour des raisons de sécurité et de développement d’une nouvelle antenne. Malheureusement, cette route dessert une petite commune et leurs habitants ne l’entendent pas de cette oreille.
C’est un sujet de défense nationale et de secret-défense, mais le responsable du site militaire rappelle que le centre fait partie des lieux stratégiques et qu’il est inclus au cœur du dispositif des transmissions de la force nucléaire française. En effet, il doit être en capacité de transmettre un éventuel ordre d’attaque nucléaire du président de la République. Le responsable indique que la portée des antennes est réduite ce qui induit des conséquences opérationnelles les mettant dans l’impossibilité de transmettre un ordre de tir imposant de ce fait, une extension du champ d’antenne.
Au-delà du contexte particulier de ce dernier paragraphe, cela permet de se rendre compte que la station de Sainte Assise vit toujours et qu’elle semble avoir encore de longues années de service devant elle, même si cette station ne peut pas procurer de plaisir aux sans-filistes modernes…
Conclusion
Depuis les années 1920 et les travaux du Général Ferrié, les stations puissantes de radiocommunications sortaient de terre comme des champignons après la pluie. Pour le plus grand plaisir des passionnés de radio, ces stations qui étaient bien plus nombreuses que celles dédiées à la radiodiffusion permettaient au public curieux de s’ouvrir sur un monde nouveau et mystérieux. Je pense que c’est pour cette raison que Sainte Assise, qui je vous le rappelle n’était pas destiné à la diffusion pour le public, est resté dans l’esprit des passionnés de radio. C’est un peu pareil, si je peux faire la comparaison “moderne”, avec le centre de Saint-Lys radio.
Nous aborderons ce centre prochainement, car les plus jeunes passionnés en entendent parler, sans trop savoir ce qu’il était et représentait pour bon nombre d’amateurs et les marins.
Les informations qui nous ont permis de rédiger ce texte sont issues des recherches en archives et de livres de la bibliothèque du musée. Voilà pourquoi certains sujets ont été abordés et d’autres pas. Ce n’est pas un roman, il convient de se fier à des faits historiques et d’occulter le reste, même si nous manquons de précisions, il est important pour nous de rester fidèle aux sources.
L’équipe du musée remercie tous ceux qui ont pris part à la rédaction de ce sujet.
Sources: Compilation de date publié dans différents articles de la revue Toute la radio et la TSF pour tous
1856
Etude des vibrations de la voix par Edouard Léons Scott de Martinville
1877
Thomas Edison invente le Phonographe
1888
E. Berliner invente le Gramophone
1898
Première liaison radiotélégraphique réalisée par Ducretet et Roger entre la tour Eiffel et le Panthéon.
1899
Liaison Finistère Ouessant sur 22 kilomètres avec un appareil Ducretet construit par les ateliers J. Carpentier qui réalisait les premiers appareils radiotélégraphiques militaires, imaginé par le Général Ferrié.
1902
Ducretet étudie la transmission par le sol (TPS)
1904
Ducretet met au point la première transmission des signaux horaires.
1905
Création de la première station radio de la tour Eiffel.
1907
Conception de l’alternateur à haute fréquence (Bethenod) pour la marine nationale.
1908
Réalisation d’une liaison entre Dieppe et Paris en radiotéléphonie par Colin et Jeance.
1910
Fondation de la S.F.R. (Société Française Radioélectrique) Premier essais d’un émetteur monté sur un avion, le Clément Bayard Première station côtière à Alger
1911
La tour Eiffel se voit doté d’un émetteur de 300 KW Equipement des navires de la marine Nationale
1910 à 1914
Construction de stations Française à l’étranger Construction de la station à le Havre; le radiophare de Sein et Ouessant, station coloniales de Loango, Brazzaville, Fez, Hanoï et Saïgon 300 KW
1914 à 1918
Diffusion du premier radio concert à Bruxelles Laeken Création de la radiotélégraphie militaire par le Colonel Ferrié.
1915
Fabrication de l’alternateur HF bipolaire de marius Latour. Première triode Française par Grammont – Premier émetteur à lampes pour la radiotéléphonie (SFR) Mise au point du premier récepteur hétérodyne
1916
Installation d’un poste à arc à la tour Eiffel. 100 KW Création du centre émetteur de la marine à Basse Lande 150 KW
1917
Installation du premier poste émetteur sur des aérodromes. Postes à 6 triodes fonctionnant en radiotéléphonie.
1918
premier oscillographe cathodique de Dufour
1919
Construction des premiers radiorécepteurs amateurs à lampe par E. Roger (Ducretet) et H. Magunna de la société des télégraphes multiple Premier radiosondeur ultrasonore Langevin- Florisson. Fondation de la compagnie générale de T.S.F. Installation d’un alternateur HF de grande puissance à Lyon la Doua.
1920
Équipement d’un aéroport Français avec un émetteur à lampes de 2 KW. Première liaison radiotélégraphique entre la France et les Etats Unis.
1921
Création du centre radioélectrique de Saint Assise. A Nice, Léon Deloy reçoit sur 200 m. les émissions d’un amateur britannique. La redevance sur les postes récepteurs à signaux horaires et météorologique est fixée à 10 francs. Exposition de postes récepteurs radio pour la première fois à la foire de Paris. Première démonstration publique de radiodiffusion en l’honneur de Branly Première émission radiophonique de la tour Eiffel. Première autorisation d’émetteur à un amateur Français. Liaison radiophonique constante avec la terre, entre les paquebots Paris et Lafayette qui voyage entre Paris et News York. Première émission radiophonique à Sainte Assise avec 2 KW sur 1900 m. Installation de radiogoniomètres sur les paquebots. Fondation de la société des amis de la T.S.F. (société de radio-électriciens)
1922
Récepteur superhétérodyne pour la radiodiffusion. Apparition des premiers haut parleurs. Essais de liaison radiotéléphonique ferroviaire sur un train entre Paris et Creil. Premier récepteur alimenté par courant alternatif, Radio-secteur Barthélemy. Premier essai de synchronisation des horloges des chemins de fer par radio. Équipement de la préfecture de police et des véhicules de radiotéléphonie. Début des radioconcerts Radiola sur 1565 m. avec 2 KW. Première liaison transatlantique entre Nice (8AB, Leon Deloy) et le Texas sur 190 m. Fondation du syndicat national des industries radioélectriques.
1923
Lampe de réception à filament de tungstène thorié et à faible consommation. Triode d’émission démontable. Essais de transmission sur 45 m en télégraphie militaire. Liaison bilatérale d’amateur France USA par Léon Deloy avec 2 lampes de 250 W sur ondes courtes. Application de la bigrille aux montages à superréaction.
1924
installation de radiotéléphonie à bord de chalutier. Application de la bigrille au changement de fréquence. Balisage par radiophares à faisceaux croisés. Essai d’un émetteur symétrique sur longueur d’onde de 1 m. Essai de liaison radioélectrique sur longueur d’onde de 9 m. Radio Paris émet avec 25 Kw. et est entendu à 3000 Km en mer. Salon de la TSF, on voit des superhétérodynes, des transformateurs HF., des HP réglables et des diffuseurs, des postes secteurs. Apparition des lampes à grande amplification de puissance.
1925
Les émissions sur ondes courtes de Sainte Assise sont entendu au Japon et en Nouvelle Calédonie (17 000 Km) Vulgarisation du montage Push pull. Apparition des premiers lecteurs phonographiques amplifiés sur une TSF. (Pick-Up) Fondation du réseau des émetteurs Français. Mission radiotélégraphique Arctique du “Pourquoi pas?”
1926
La boussole hertzienne (radiocompas) est montée par H. Busignies. Apparition du redresseur sec à oxyde de cuivre. Premier montage récepteur antifading (Lucien Chrétien) La boîte d’alimentation secteur remplace les batteries pour les récepteurs. Invention de la modulation par déphasage (H. Chireix) Décret – Loi fixant le statut de la radiodiffusion. Fondation du laboratoire national de radioélectricité.
1927
Lampes de réception à grilles multiples. Production d’ondes centimétriques par lampe à grille positive. Commande par radio des canons de brume sur 3 m. utilisation du quartz piézoélectrique comme étalon de fréquence.
1928
Apparition du Haut Parleur électrodynamique. Première normalisation S.P.I.R. des pièces détachées.
1929
Premier récepteur Français de télévision à tube au néon donnant une image de 40 X 30 cm Vulgarisation des postes secteur. Avènement des lampes à grille-écran. Apparition de la commande unique sur les récepteurs radio. Première liaison par onde dirigée sur 15 cm. Étude de l’ionosphère.
1930
Radiogoniomètre sans effet de nuit (Serre). Apparition de la ligne coaxiale. Première condamnation d’un particulier producteur de parasites par le tribunal d’Arras. Apparition des postes valises et transportables et des postes-automobile.
1931
Première liaison multiplex par faisceau Lympne St Inglevert sur 17cm. Inauguration du centre émetteur à ondes courtes de Pontoise. Radio Paris passe à 80 KW. Premier congrès de défense contre les parasites.
1932
Première émissions régulières de télévision par radio PTT. Le plan Ferrié des émetteurs radio diffusion. Mort du Général Ferrié.
1933
Le nombre de récepteurs radio vendu en France atteint 450 000 Mise en service de l’horloge parlante. Institution de la taxe sur la radiophonie et fixation du statut de la radiodiffusion. Service radiotéléphonique France Algérie. Premier recensement des auditeurs déclarés en France à 1 087 000 La protection radioélectrique est instituée par décret. Première utilisation des radiosondages météorologiques.
1934
Le premier radar Français est installé en Normandie. Apparition de la contre réaction à basse fréquence. Apparition de la télévision à haute fréquence. Réglementation antiparasite. Téléphonie sous marine par ondes ultrasonores. Vulgarisation des unités logarithmiques décibel.
1935
Introduction de la triode hexode dans les superhétérodynes. Balisage radioélectrique de la ligne aérienne Angoulême – Bordeaux sur 7.60m. Début des émissions de la tour Eiffel sur 206 m. Première émission de télévision de Paris-PTT. Utilisation d’émetteur récepteurs métriques pour avions. ( 3.60 à 4.70m) Des postes-auto équipent 5000 taxis Parisiens. Présentation d’un récepteur à accord automatique au salon de la TSF à Paris. La station de télévision de la tour Eiffel passe à 30 KW sur ondes métriques.
1936
Liaison radiotéléphonique bilatérale et secrète France Etats-Unis. Définition de l’image de télévision à 441 lignes. Utilisation de la signalisation ferroviaire ferroviaire.
1937
Exposition au salon international de 1937 d’une télévision haute définition avec un écran de 1m² Mise en service d’un car de radio-reportage de la radiodiffusion nationale. Mise au point d’une lampe d’émission de 350 KW. (S.F.R.) Radiotéléphonie à bande latérale unique. (BLU) Mise au point d’une triode de 1 KW par la S.F.R.
1938
Etude de télescopes électroniques. Normalisation S.P.I.R des bobinages et condensateurs variables. Penthode d’émission de 30 KW. mise au point par la SFR. De nouveaux tubes font leurs apparitions: Octodes, penthodes à pente variable, diode-penthode, triple diode, indicateur cathodique, cadran à bandes étalées. Normalisation des essais de récepteurs. Normalisation des émissions de télévision fixés pour 3 ans. Liaison radiotéléphonique duplex en onde métriques par la SFR. Commande des récepteurs par boutons poussoirs breveté par Philips.
1939
Service bélinographique entre Paris, New- York et Buenosaires. Cinquantenaire de la tour Eiffel. Nouveau laboratoire national de radioélectricité à Bagneux. Essais de guidage d’atterrissage sans visibilité à Toulouse. Essais de la modulation amplitude phase. 5 millions d’auditeurs radiodiffusion en France. Normalisation de couleur des bobinages des blocs d’accord. Construction des tubes “tout verre” Mise en service du premier émetteur à ondes courtes à Allouis (100 KW)
1940
Mort de Edouard Branly et du professeur D’Arsonval
1941
Mise en service du réseau d’émetteur synchronisés sur 776 Khz La France possède les émetteurs les plus puissants du monde sur ondes courtes à Allouis et Issoudun avec 145 Kw sur 49 m. Apparition de la modulation de fréquence.
1942
Utilisation de la contre réaction sur les émetteurs de radiodiffusion. Emploi de cavité résonnantes sur les émetteurs. Contrôle radioélectrique du trafic sur la méditerranée jusqu’au Niger.
1943
Institution du label professionnel des récepteurs de radiodiffusion. Application de la modulation de fréquence à la radiogoniométrie, au balisage à l’altimètre et à la détection des obstacles.
1944
Démonstration de la stéréophonie à deux voies
1946
Mise en service d’un radar pour la marine marchande.
1948
Etude d’un bruit radioélectrique d’origine Extra terrestre
1949
La télévision française passe au standard de 819 lignes
La galène est un minéral très répandu sur notre planète.
C’est du sulfure de plomb, mais on peut dire plus simplement que la galène, c’est du plomb à l’état naturel.
L’action du détecteur à galène est très simple sur un récepteur radio. Elle se comporte comme une diode et elle supprime la partie négative de l’onde radio.
Un condensateur situé après la galène va filtrer ce qui reste du signal, la partie positive de l’onde, en ne conservant que le son qui sera envoyé dans les écouteurs.
La galène, c’est l’ancêtre de la diode, utilisé à une époque ou les composants électroniques n’existaient pas encore.
Ce n’est pas le seul minéral utilisé pour recevoir les ondes radio.
Plusieurs minéraux métallifères peuvent également avoir plus ou moins le même effet sur les ondes.
La blende (zinc), la pyrite (fer), la zincite (autre minéral de zinc) etc.
La Zincite se trouve généralement dans les résidus des fours métallurgiques, elle est rare dans la nature.
La galène était néanmoins reconnue pour être le meilleur matériau pour détecter les ondes radio, sans compter qu’elle était très rependu et bon marché.
D’après Wikipédia, Samuel Finley Breese Morse était un scientifique américain, développeur d’un télégraphe électrique et d’un alphabet qui portent tous deux son nom, né le 27 avril 1791 à Charlestown dans le Massachusett et mort le 2 avril 1872 à New York. Il était aussi peintre.
Sauf qu’il n’a jamais été un scientifique.
En réalité, il était peintre avant tout, mais passionné par les sciences et la découverte de l’électricité.
Diplômé de l’université Yale, il devient peintre et fonde la National Academy of Design de New-York en 1826 , destinée à faire connaître l’Art américain.
Passionné de physique et surtout fasciné par l’électricité, il imagine que la transmission d’un message pourrait s’effectuer très rapidement si l’électricité était utilisée comme transporteur.
Il réfléchit à la transmission du signal sous une forme appropriée à la télégraphie électrique.
Pour l’élaboration de son alphabet qui servira à communiquer, il part d’un principe simple mais qui met en évidence son génie.
Il eut l’idée de consulter un imprimeur pour connaître les lettres les plus utilisées.
L’idée est de coder les caractères fréquents avec peu de signaux, et à l’inverse de coder avec plus de signaux les caractères qui reviennent plus rarement.
Le premier codage prend en compte les points, les traits et les espaces entre les caractères.
Celui-ci avait pour défaut de produire beaucoup d’erreurs.
Chaque pays commence à l’adapter en fonction de son langage mais très vite des problèmes de compréhension se posent.
Une évolution plus simple retire les espaces longs entre les signaux et les espaces deviennent tous identiques.
Il devient un point, un trait qui est égale à 3 points et l’espace entre chaque signaux qui est égale à un point.
Les 26 lettres sont toutes codées avec 4 signaux, les chiffres avec 5 signaux et les caractères spéciaux ainsi que la ponctuation avec 6 signaux.
Cette version est harmonisée pour que tout le monde utilise le même code.. Elle sera conservée comme version internationale à partir de 1838. Il semblerait que cette version soit le fruit du raisonnement de Alfred Vail bien que cette information ne sera divulguée que des années après sa mort et aucun écrit ne confirme ces propos.
En parallèle, le développement du télégraphe ne va pas sans mal. Beaucoup de difficultés surviennent pour parvenir à communiquer sur de grandes distances. Il faudra trouver la bonne tension pour que la perte induite dans les câbles permettent quand même aux messages d’arriver à destination. Un des problèmes majeurs est qu’aux Etats Unis la tension du réseau est en courant continue enfin c’est la tendance car en 1938 / 40 c’est le début du réseau électrique au USA. Pour couvrir de grandes distances il faut faire appel à des batteries et des relais qui amplifient le signal et on sait aujourd’hui que le courant continue génère de grandes pertes dans de long câbles.
Afin de trouver des fonds nécessaires au développement de son télégraphe, Samuel Morse s’associe avec son assistant Alfred Vail, fils d’un riche propriétaire d’un grand atelier de mécanique pour pouvoir financer et présenter son travail. Mr Vail n’est pas qu’un riche partenaire de l’invention du télégraphe, il va y prendre une part importante puisqu’il est tout aussi passionné que Morse. Le brevet du télégraphe est déposé en 1840.
En 1843, Samuel Morse obtient du Congrès américain un financement de 30 000 dollars, la première ligne entre Baltimore et Washington. Le premier message est envoyé le 24 mai 1844.
Très vite les lignes se déploient partout au USA et en Europe. Elles sont généralement installées le long des voies ferrées sur des poteaux en bois de 6 à 8 m. de haut.
Les opérateurs s’améliorent très vite et pour gagner du temps, ils décodent les messages à l’oreille. Le message était transcrit sur une bande de papier qui était marqué par un stylet actionné par un électro-aimant. La bande de papier défile sur une bobine entraînée par un ressort qui rappelle le mouvement d’une pendule mécanique.
Pour éviter de reprendre les bandes de papier et de déchiffrer le messages pour le transcrire en clair, les opérateurs comprennent le code d’après les cliquetis du télégraphe. Cela s’appellera plus tard la lecture du son.
A cette époque les haut-parleurs n’existaient pas encore et seuls les bruits mécaniques peuvent transmettre un son d’où l’idée du Sounder qui est un électro-aimant disposé en sortie du télégraphe pour générer un cliqueti au rythme de la télégraphie qui parfois est amplifié par une tôle à l’arrière qui “renvoie” le son vers l’avant et fait office de petite caisse de résonance. .
Le manipulateur Morse comme nous le connaissons aujourd’hui a été mis au point par Albert Vail. Celui-ci permet une manipulation aisée du code et surtout une facilité d’adaptation à tout opérateur. Bien entendu, tout au long des décennies il y a eu beaucoup de versions et d’adaptations, mais je tiens à vous parler d’un petit détail qui en dit long sur les conditions d’utilisation de l’époque.
Électriquement un manipulateur Morse est un simple contact qui ouvre et ferme le circuit.
Dans certaines configuration, la tension du réseau télégraphique était tel que lors de la manipulation du message, des étincelles se faisaient sous les doigts des opérateurs. A une époque dans les administrations US les opérateurs étaient des opératrices. Pour protéger leurs doigts une petite rondelle a été ajoutée sous le bouton du manipulateur donnant cette forme aujourd’hui caractéristique mais qui avait une réel utilité.
La tension du réseau télégraphique en France était aux environs des 80 à 90 V. Les surtensions étaient fréquentes et de cause diverse, mais il fallait faire attention à ne pas toucher certaines pièces lors du fonctionnement du télégraphe.
En 1856, la France qui utilise le télégraphe optique de Claude Chappe adopte le télégraphe électrique de Samuel Morse. Les deux systèmes vont cohabiter pendant environ 60 ans sur certaines lignes.
D’autres modèles de télégraphes plus ou moins fiables vont être développés mais le code Morse restera jusqu’à nos jours le code universel utilisé par tous les pays.
Avec l’arrivée de la TSF le code Morse va connaître un nouvel essor car les transmissions ne seront plus soumises à la contrainte des lignes filaires.
Je vous rappelle qu’à l’époque des premières transmissions radio, TSF signifie Télégraphie Sans Fil. Quelques années plus tard, cela deviendra Transmission Sans Fil.
Le signal télégraphique va devenir sonore avec une tonalité comprise aux alentours de 700 Hz. Cette sonorité est définie pour être entendue et différenciée facilement des bruits et parasites du aux radiofréquences.
En télégraphie militaire, un opérateur doit décoder deux types de codes en plus du code Morse.
Il s’agit du code Q et du code Z. Le principe est simple, gagner en vitesse en réduisant à 3 caractères une phrase complète:
QNH ? = quelle est la pression atmosphérique?
QNH … = La pression atmosphérique est de ….
QSL? = avez vous reçu / compris mon message ?
QSL = j’ai bien reçu / compris votre message.
ZBK? = Recevez vous correctement mes signaux?
ZBK = Je reçois correctement vos signaux
ZSF? = Pouvez vous transmettre plus lentement?
ZBF = Je transmet plus lentement
Un opérateur militaire doit décoder entre 20 et 40 mots par minute.
Sources :
Télégraphes et téléphones de Valmy au microprocesseur, Librairie Générale Française.
Le patrimoine français des télécommunications, Flohic éditions.
Manuel d’électricité du gradé radiotélégraphiste, Ct H. Adeline.
Mesure sur les antennes souples des postes portatifs.
15 antennes au banc d’essais.
L’idée de lancer une opération de mesure de toutes les antennes souples des postes portatifs, me passe par la tête et la stupeur, la surprise est de taille vous allez voir.
Pour réaliser le test j’ai utilisé le Nano VNA qui permet de voir la courbe du ROS sur les deux bandes VHF / UHF couvertes par les antennes.
L’étalonnage fait avec soin et l’utilisation du logiciel devrait me permettre de faire des mesures relativement correctes.
Les antennes seront installées sur une embase magnétique et pour le plan de sol c’est une tôle de 1m². Pour être sûr du coup je mesure une charge 50 ohms à la place d’une antenne et la mesure est correcte. Je mesure une antenne mobile que je sais être parfaitement réglé et là encore la mesure est bonne.
Donc pas d’erreur possible, une fois les antennes installées sur ce dispositif, ce qui sera lu par le NanoVNA sera certainement la vérité.
Je réquisitionne tous les portatifs disponibles et c’est parti pour quelques mesures.
Pour valider le dispositif de mesure, le premier test sera refait sur un Wobulateur avec pont de bruit.
Voici le antennes disponibles pour une mesure:
Diamond SRH-771
Diamond SRH 805S sma M et F
Diamond SRF 519
Diamond SRH701
Nagoya NA-701
antenne d’origine du THF7
antenne d’origine du Baofeng UV5R version 1 et 2
Yaesu YHA-28
Yaesu FT 50
Antenne d’origine Yaesu FT 817
Antenne Kenwood RA 5
Antenne d’origine Kenwood TH22
Première mesure, antenne d’origine Baofeng UV5R version 1
Les graphes parlent d’eux même, certaines antennes sont à éviter sur VHF et d’autres à éviter tout court. En revanche, la meilleure antenne de ce test est la Diamond SRH771 ou la kenwood RA 5 pour les grandes antennes.
Attention aussi aux antennes d’origine certaines même chez les grandes marques ne sont vraiment pas bonne. Un bon point pour les antennes d’origine Kenwood qui semble vraiment bien réglées. Icom aussi semble avoir des antennes correctes puisque j’en ai mesurées 2 en version pro et mono bande et elles étaient correctes.
Les antennes d’origine Baofeng semblent contre toutes attentes correctement réglées également.
Quant aux antennes de type Nagoya manifestement elles ne semblent pas si bien accordées que le voudrait la logique.
Pour finir, il faut préciser que pour certaines d’antennes, j’avais à disposition plusieurs modèles identiques et toutes avaient à peut prêt le même graph. Pas de différence flagrante pour le signaler ici.
Je vous invite à contrôler celles que vous avez en votre possession, mais après avoir choisi une antenne pour votre portatif, soyez vigilant sur les performances de celle ci surtout en fonction de l’utilisation à laquelle vous la destinée.
Voici pour le fun l’antenne mobile VHF UHF miniature….
Parmi les pièces originales sur la radio et les communications, ces documents ont certainement la première place.
Il s’agit de titres bancaires qui à une époque valaient beaucoup d’argent.
C’est grâce à Etienne Barbot, un de nos membres bienfaiteur que nous sommes en possession de ces pièces historiques incroyables.
Un immense merci à Etienne Barbot pour ces pièces remarquables qui d’ordinaire auraient dû finir au fond d’une archive bancaire et peut être à la destruction.
Ils reflètent une partie de l’histoire de ces entreprises qui ont fait la renommée de la radio et le savoir-faire français.
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