Les grandes dates de la radio

Les grandes dates de la radio en France


Début de publication 26 Août 2020


Sources: Compilation de date publié dans différents articles de la revue Toute la radio et la TSF pour tous

1856

Etude des vibrations de la voix par Edouard Léons Scott de Martinville

1877

Thomas Edison invente le Phonographe

1888

E. Berliner invente le Gramophone

1898

Première liaison radiotélégraphique réalisée par Ducretet et Roger entre la tour Eiffel et le Panthéon.

1899

Liaison Finistère Ouessant sur 22 kilomètres avec un appareil Ducretet construit par les ateliers J. Carpentier qui réalisait les premiers appareils radiotélégraphiques militaires, imaginé par le Général Ferrié.

1902

Ducretet étudie la transmission par le sol (TPS)

1904

Ducretet met au point la première transmission des signaux horaires.

1905

Création de la première station radio de la tour Eiffel.

1907

Conception de l’alternateur à haute fréquence (Bethenod) pour la marine nationale.

1908

Réalisation d’une liaison entre Dieppe et Paris en radiotéléphonie par Colin et Jeance.

1910

Fondation de la S.F.R. (Société Française Radioélectrique)
Premier essais d’un émetteur monté sur un avion, le Clément Bayard
Première station côtière à Alger

1911

La tour Eiffel se voit doté d’un émetteur de 300 KW
Equipement des navires de la marine Nationale

1910 à 1914

Construction de stations Française à l’étranger
Construction de la station à le Havre; le radiophare de Sein et Ouessant, station coloniales de Loango, Brazzaville, Fez, Hanoï et Saïgon 300 KW

1914 à 1918

Diffusion du premier radio concert à Bruxelles Laeken
Création de la radiotélégraphie militaire par le Colonel Ferrié.

1915

Fabrication de l’alternateur HF bipolaire de marius Latour.
Première triode Française par Grammont – Premier émetteur à lampes pour la radiotéléphonie (SFR)
Mise au point du premier récepteur hétérodyne

1916

Installation d’un poste à arc à la tour Eiffel. 100 KW
Création du centre émetteur de la marine à Basse Lande 150 KW

1917

Installation du premier poste émetteur sur des aérodromes. Postes à 6 triodes fonctionnant en radiotéléphonie.

1918

premier oscillographe cathodique de Dufour

1919

Construction des premiers radiorécepteurs amateurs à lampe par E. Roger
(Ducretet) et H. Magunna de la société des télégraphes multiple
Premier radiosondeur ultrasonore Langevin- Florisson.
Fondation de la compagnie générale de T.S.F.
Installation d’un alternateur HF de grande puissance à Lyon la Doua.

1920

Équipement d’un aéroport Français avec un émetteur à lampes de 2 KW.
Première liaison radiotélégraphique entre la France et les Etats Unis.

1921

Création du centre radioélectrique de Saint Assise.
A Nice, Léon Deloy reçoit sur 200 m. les émissions d’un amateur britannique.
La redevance sur les postes récepteurs à signaux horaires et météorologique est fixée à 10 francs.
Exposition de postes récepteurs radio pour la première fois à la foire de Paris.
Première démonstration publique de radiodiffusion en l’honneur de Branly
Première émission radiophonique de la tour Eiffel.
Première autorisation d’émetteur à un amateur Français.
Liaison radiophonique constante avec la terre, entre les paquebots Paris et Lafayette qui voyage entre Paris et News York.
Première émission radiophonique à Sainte Assise avec 2 KW sur 1900 m.
Installation de radiogoniomètres sur les paquebots.
Fondation de la société des amis de la T.S.F. (société de radio-électriciens)

1922

Récepteur superhétérodyne pour la radiodiffusion. Apparition des premiers haut parleurs.
Essais de liaison radiotéléphonique ferroviaire sur un train entre Paris et Creil.
Premier récepteur alimenté par courant alternatif, Radio-secteur Barthélemy.
Premier essai de synchronisation des horloges des chemins de fer par radio.
Équipement de la préfecture de police et des véhicules de radiotéléphonie.
Début des radioconcerts Radiola sur 1565 m. avec 2 KW.
Première liaison transatlantique entre Nice (8AB, Leon Deloy) et le Texas sur 190 m.
Fondation du syndicat national des industries radioélectriques.

1923

Lampe de réception à filament de tungstène thorié et à faible consommation.
Triode d’émission démontable.
Essais de transmission sur 45 m en télégraphie militaire.
Liaison bilatérale d’amateur France USA par Léon Deloy avec 2 lampes de 250 W
sur ondes courtes.
Application de la bigrille aux montages à superréaction.

1924

installation de radiotéléphonie à bord de chalutier.
Application de la bigrille au changement de fréquence.
Balisage par radiophares à faisceaux croisés.
Essai d’un émetteur symétrique sur longueur d’onde de 1 m.
Essai de liaison radioélectrique sur longueur d’onde de 9 m.
Radio Paris émet avec 25 Kw. et est entendu à 3000 Km en mer.
Salon de la TSF, on voit des superhétérodynes, des transformateurs HF., des HP
réglables et des diffuseurs, des postes secteurs.
Apparition des lampes à grande amplification de puissance.

1925

Les émissions sur ondes courtes de Sainte Assise sont entendu au Japon et en
Nouvelle Calédonie (17 000 Km)
Vulgarisation du montage Push pull.
Apparition des premiers lecteurs phonographiques amplifiés sur une TSF. (Pick-Up)
Fondation du réseau des émetteurs Français.
Mission radiotélégraphique Arctique du “Pourquoi pas?”

1926

La boussole hertzienne (radiocompas) est montée par H. Busignies.
Apparition du redresseur sec à oxyde de cuivre.
Premier montage récepteur antifading (Lucien Chrétien)
La boîte d’alimentation secteur remplace les batteries pour les récepteurs.
Invention de la modulation par déphasage (H. Chireix)
Décret – Loi fixant le statut de la radiodiffusion.
Fondation du laboratoire national de radioélectricité.

1927

Lampes de réception à grilles multiples.
Production d’ondes centimétriques par lampe à grille positive.
Commande par radio des canons de brume sur 3 m.
utilisation du quartz piézoélectrique comme étalon de fréquence.

1928

Apparition du Haut Parleur électrodynamique.
Première normalisation S.P.I.R. des pièces détachées.

1929

Premier récepteur Français de télévision à tube au néon donnant une image de 40 X 30 cm
Vulgarisation des postes secteur.
Avènement des lampes à grille-écran.
Apparition de la commande unique sur les récepteurs radio.
Première liaison par onde dirigée sur 15 cm.
Étude de l’ionosphère.

1930

Radiogoniomètre sans effet de nuit (Serre).
Apparition de la ligne coaxiale.
Première condamnation d’un particulier producteur de parasites par le tribunal
d’Arras.
Apparition des postes valises et transportables et des postes-automobile.

1931

Première liaison multiplex par faisceau Lympne St Inglevert sur 17cm.
Inauguration du centre émetteur à ondes courtes de Pontoise.
Radio Paris passe à 80 KW.
Premier congrès de défense contre les parasites.

1932

Première émissions régulières de télévision par radio PTT.
Le plan Ferrié des émetteurs radio diffusion.
Mort du Général Ferrié.

1933

Le nombre de récepteurs radio vendu en France atteint 450 000
Mise en service de l’horloge parlante.
Institution de la taxe sur la radiophonie et fixation du statut de la radiodiffusion.
Service radiotéléphonique France Algérie.
Premier recensement des auditeurs déclarés en France à 1 087 000
La protection radioélectrique est instituée par décret.
Première utilisation des radiosondages météorologiques.

1934

Le premier radar Français est installé en Normandie.
Apparition de la contre réaction à basse fréquence.
Apparition de la télévision à haute fréquence.
Réglementation antiparasite.
Téléphonie sous marine par ondes ultrasonores.
Vulgarisation des unités logarithmiques décibel.

1935

Introduction de la triode hexode dans les superhétérodynes.
Balisage radioélectrique de la ligne aérienne Angoulême – Bordeaux sur 7.60m.
Début des émissions de la tour Eiffel sur 206 m.
Première émission de télévision de Paris-PTT.
Utilisation d’émetteur récepteurs métriques pour avions. ( 3.60 à 4.70m)
Des postes-auto équipent 5000 taxis Parisiens.
Présentation d’un récepteur à accord automatique au salon de la TSF à Paris.
La station de télévision de la tour Eiffel passe à 30 KW sur ondes métriques.

1936

Liaison radiotéléphonique bilatérale et secrète France Etats-Unis.
Définition de l’image de télévision à 441 lignes.
Utilisation de la signalisation ferroviaire ferroviaire.

1937

Exposition au salon international de 1937 d’une télévision haute définition
avec un écran de 1m²
Mise en service d’un car de radio-reportage de la radiodiffusion nationale.
Mise au point d’une lampe d’émission de 350 KW. (S.F.R.)
Radiotéléphonie à bande latérale unique. (BLU)
Mise au point d’une triode de 1 KW par la S.F.R.

1938

Etude de télescopes électroniques.
Normalisation S.P.I.R des bobinages et condensateurs variables.
Penthode d’émission de 30 KW. mise au point par la SFR.
De nouveaux tubes font leurs apparitions: Octodes, penthodes à pente variable,
diode-penthode, triple diode, indicateur cathodique, cadran à bandes étalées.
Normalisation des essais de récepteurs.
Normalisation des émissions de télévision fixés pour 3 ans.
Liaison radiotéléphonique duplex en onde métriques par la SFR.
Commande des récepteurs par boutons poussoirs breveté par Philips.

1939

Service bélinographique entre Paris, New- York et Buenosaires.
Cinquantenaire de la tour Eiffel.
Nouveau laboratoire national de radioélectricité à Bagneux.
Essais de guidage d’atterrissage sans visibilité à Toulouse.
Essais de la modulation amplitude phase.
5 millions d’auditeurs radiodiffusion en France.
Normalisation de couleur des bobinages des blocs d’accord.
Construction des tubes “tout verre”
Mise en service du premier émetteur à ondes courtes à Allouis (100 KW)

1940

Mort de Edouard Branly et du professeur D’Arsonval

1941

Mise en service du réseau d’émetteur synchronisés sur 776 Khz
La France possède les émetteurs les plus puissants du monde sur ondes courtes à
Allouis et Issoudun avec 145 Kw sur 49 m.
Apparition de la modulation de fréquence.

1942

Utilisation de la contre réaction sur les émetteurs de radiodiffusion.
Emploi de cavité résonnantes sur les émetteurs.
Contrôle radioélectrique du trafic sur la méditerranée jusqu’au Niger.

1943

Institution du label professionnel des récepteurs de radiodiffusion.
Application de la modulation de fréquence à la radiogoniométrie, au balisage à
l’altimètre et à la détection des obstacles.

1944

Démonstration de la stéréophonie à deux voies

1946

Mise en service d’un radar pour la marine marchande.

1948

Etude d’un bruit radioélectrique d’origine Extra terrestre

1949

La télévision française passe au standard de 819 lignes

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Comment fonctionne un poste à galène?

Récepteur à galène
Minéral de galène

La galène est un minéral très répendu sur notre planète.

 C’est du sulfure de plomb (PbS) , mais on peut dire plus simplement que la galène, c’est du plomb à l’état naturel.

L’action du détecteur à galène est très simple sur un récepteur radio. Elle se comporte comme une diode et elle supprime la partie négative de l’onde radio.

Détecteur à galène

Un condensateur situé après la galène va filtrer ce qui reste du signal, la partie positive de l’onde, en ne conservant que le son qui sera envoyé dans les écouteurs.

Les ondes radio

Détecteur à galène

La galène, c’est l’ancêtre de la diode, utilisé à une époque ou les composants électroniques n’existaient pas encore.  

Ce n’est pas le seul minéral utilisé pour recevoir les ondes radio. 

Plusieurs minéraux métallifères peuvent également avoir plus ou moins le même effet sur les ondes.

La blende (zinc), la pyrite (fer), la zincite (autre minéral de zinc) etc.

La Zincite se trouve généralement dans les résidus des fours métallurgiques, elle est rare dans la nature. 

La galène était néanmoins reconnue pour être le meilleur matériau pour détecter les ondes radio, sans compter qu’elle était très rependu et bon marché.

Samuel Finley Breese Morse

D’après Wikipédia, Samuel Finley Breese Morse était un scientifique américain, développeur d’un télégraphe électrique et d’un alphabet qui portent tous deux son nom, né le 27 avril 1791 à Charlestown dans le Massachusett et mort le 2 avril 1872 à New York. Il était aussi peintre.

Sauf qu’il n’a jamais été un scientifique.

En réalité, il était peintre avant tout, mais passionné par les sciences et la découverte de l’électricité. 

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Diplômé de l’université Yale, il devient peintre et fonde la National Academy of Design de New-York en 1826 , destinée à faire connaître l’Art américain.

Passionné de physique et surtout fasciné par l’électricité, il imagine que la transmission d’un message pourrait s’effectuer très rapidement si l’électricité était utilisée comme transporteur. 

Il réfléchit à la transmission du signal sous une forme appropriée à la télégraphie électrique. 

Pour l’élaboration de son alphabet qui servira à communiquer, il part d’un principe simple mais qui met en évidence son génie.

Il eut l’idée de consulter un imprimeur pour connaître les lettres les plus utilisées. 

L’idée est de coder les caractères fréquents avec peu de signaux, et à l’inverse de coder avec plus de signaux les caractères qui reviennent plus rarement. 

Le premier codage prend en compte les points, les traits et les espaces entre les caractères.

Celui-ci avait pour défaut de produire beaucoup d’erreurs.

Alphabet Morse

Chaque pays commence à l’adapter en fonction de son langage mais très vite des problèmes de compréhension se posent. 

Une évolution plus simple retire les espaces longs entre les signaux et les espaces deviennent tous identiques.

Il devient un point, un trait qui est égale à 3 points et l’espace entre chaque signaux qui est égale à un point.

Les 26 lettres sont toutes codées avec 4 signaux, les chiffres avec 5 signaux et les caractères spéciaux ainsi que la ponctuation avec 6 signaux.

Cette version est harmonisée pour que tout le monde utilise le même code..  Elle sera conservée comme version internationale à partir de 1838. Il semblerait que cette version soit le fruit du raisonnement de Alfred Vail bien que cette information ne sera divulguée que des années après sa mort et aucun écrit ne confirme ces propos.

En parallèle, le développement du télégraphe ne va pas sans mal. Beaucoup de difficultés surviennent pour parvenir à communiquer sur de grandes distances. Il faudra trouver la bonne tension pour que la perte induite dans les câbles permettent quand même aux messages d’arriver à destination. Un des problèmes majeurs est qu’aux Etats Unis la tension du réseau est en courant continue enfin c’est la tendance car en 1938 / 40 c’est le début du réseau électrique au USA. Pour couvrir de grandes distances il faut faire appel à des batteries et des relais qui amplifient le signal et on sait aujourd’hui que le courant continue génère de grandes pertes dans de long câbles. 

Télégraphe de Samuel Morse

Afin de trouver des fonds nécessaires au développement de son télégraphe, Samuel Morse  s’associe avec son assistant  Alfred Vail, fils d’un riche  propriétaire d’un grand atelier de mécanique pour pouvoir financer et présenter son travail. Mr Vail n’est pas qu’un riche partenaire de l’invention du télégraphe, il va y prendre une part importante puisqu’il est tout aussi passionné que Morse. Le brevet du télégraphe est déposé en 1840.

   En 1843, Samuel Morse obtient du Congrès américain un financement de 30 000 dollars, la première ligne entre Baltimore et Washington. Le premier message est envoyé le 24 mai 1844.

Très vite les lignes se déploient partout au USA et en Europe. Elles sont généralement installées le long des voies ferrées sur des poteaux en bois de 6 à 8 m. de haut. 

Samuel Morse

Les opérateurs s’améliorent très vite et pour gagner du temps, ils décodent les messages à l’oreille. Le message était transcrit sur une bande de papier qui était marqué par un stylet actionné par un électro-aimant. La bande de papier défile sur une bobine entraînée par un ressort qui rappelle le mouvement d’une pendule mécanique.

Pour éviter de reprendre les bandes de papier et de déchiffrer le messages pour le transcrire en clair, les opérateurs comprennent le code d’après les cliquetis du télégraphe. Cela s’appellera plus tard la lecture du son. 

Sounder télégraphique

A cette époque les haut-parleurs n’existaient pas encore et seuls les bruits mécaniques peuvent transmettre un son d’où l’idée du Sounder qui est un électro-aimant disposé en sortie du télégraphe pour générer un cliqueti au rythme de la télégraphie qui parfois est amplifié par une tôle à l’arrière qui “renvoie” le son vers l’avant et fait office de petite caisse de résonance. . 

Le manipulateur Morse comme nous le connaissons aujourd’hui a été mis au point par Albert  Vail. Celui-ci permet une manipulation aisée du code et surtout une facilité d’adaptation à tout opérateur. Bien entendu, tout au long des décennies il y a eu beaucoup de versions et d’adaptations, mais je tiens à vous parler d’un petit détail qui en dit long sur les conditions d’utilisation de l’époque. 

Électriquement un manipulateur Morse est un simple contact qui ouvre et ferme le circuit. 

Dans certaines configuration, la tension du réseau télégraphique était tel que lors de la manipulation du message, des étincelles se faisaient sous les doigts des opérateurs. A une époque dans les administrations US les opérateurs étaient des opératrices. Pour protéger leurs doigts une petite rondelle a été ajoutée sous le bouton du manipulateur donnant cette forme aujourd’hui caractéristique mais qui avait une réel utilité.

La tension du réseau télégraphique en France était aux environs des 80 à 90 V.  Les surtensions étaient fréquentes et de cause diverse, mais il fallait faire attention à ne pas toucher certaines pièces lors du fonctionnement du télégraphe.

En 1856, la France qui utilise le télégraphe optique de Claude Chappe adopte le télégraphe électrique de Samuel Morse. Les deux systèmes vont cohabiter pendant environ 60 ans sur certaines lignes.

D’autres modèles de télégraphes plus ou moins fiables vont être développés mais le code Morse restera jusqu’à nos jours le code universel utilisé par tous les pays. 

Collection de manipulateurs télégraphiques

Avec l’arrivée de la TSF le code Morse va connaître un nouvel essor car les transmissions ne seront plus soumises à la contrainte des lignes filaires.

Je vous rappelle qu’à l’époque des premières transmissions radio, TSF  signifie Télégraphie Sans Fil. Quelques années plus tard, cela deviendra Transmission Sans Fil. 

 Le signal télégraphique va devenir sonore avec une tonalité comprise  aux alentours de 700 Hz. Cette sonorité est définie pour être entendue et différenciée facilement des bruits et parasites du aux radiofréquences.  

En télégraphie militaire, un opérateur doit décoder deux types de codes en plus du code Morse.

Il s’agit du code Q et du code Z. Le principe est simple, gagner en vitesse en réduisant à 3 caractères une phrase complète:

QNH ?   = quelle est la pression atmosphérique?   

QNH … = La pression atmosphérique est de ….

QSL?    = avez vous reçu / compris  mon message ? 

QSL      = j’ai bien reçu / compris votre message.

ZBK?  = Recevez vous correctement mes signaux?

ZBK    = Je reçois correctement vos signaux

ZSF?  = Pouvez vous transmettre plus lentement?

ZBF  = Je transmet plus lentement

Un opérateur militaire doit décoder entre 20 et 40 mots par minute. 

Sources :

  • Télégraphes et téléphones de Valmy au microprocesseur, Librairie Générale Française.
  • Le patrimoine français des télécommunications, Flohic éditions.
  • Manuel d’électricité du gradé radiotélégraphiste, Ct H. Adeline.
  • La Télégraphie moderne,  H. Schwab
  • Pratique du code Morse,  L. Sigrand (F2XS)

F4kju 

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Comparaison des Antennes Souples: Résultats et Conseils

F4KJU musée de la radio et des communications d'Auvergne

Octobre 2022 

F4KJU musée de la radio et des communications d'Auvergne

15 antennes au banc d’essais.

L’idée de lancer une opération de mesure de toutes les antennes souples des postes portatifs, me passe par la tête et la stupeur, la surprise est de taille vous allez voir.

Pour réaliser le test j’ai utilisé le Nano VNA qui permet de voir la courbe du ROS sur les deux bandes VHF / UHF couvertes par les antennes.

L’étalonnage fait avec soin et l’utilisation du logiciel devrait me permettre de faire des mesures relativement correctes.

Les antennes seront installées sur une embase magnétique et pour le plan de sol c’est une tôle de 1m². Pour être sûr du coup je mesure une charge 50 ohms à la place d’une antenne et la mesure est correcte. Je mesure une antenne mobile que je sais être parfaitement réglé et là encore la mesure est bonne.

Donc pas d’erreur possible, une fois les antennes installées sur ce dispositif, ce qui sera lu par le NanoVNA sera certainement la vérité. 

Je réquisitionne tous les portatifs disponibles et c’est parti pour quelques mesures.

Pour valider le dispositif de mesure, le premier test sera refait sur un Wobulateur avec pont de bruit.

Voici le antennes disponibles pour une mesure:

  • Diamond SRH-771
  • Diamond SRH 805S  sma M et F
  • Diamond SRF 519
  • Diamond SRH701
  • Nagoya NA-701
  • antenne d’origine du THF7
  • antenne d’origine du Baofeng UV5R version 1 et 2
  • Yaesu YHA-28
  • Yaesu FT 50
  • Antenne d’origine Yaesu FT 817 
  • Antenne Kenwood RA 5
  • Antenne d’origine Kenwood TH22
Antennes VHF testés

VHF: 144 Mhz 2.7   146 Mhz 1.8 – UHF: 430 Mhz 1.9  440 Mhz 1.6  pic à 436 Mhz à 1.4 – PMR: 446 Mhz 1.9

Mesures des antennes sur NANO VNA

antennes VHF - UHF

VHF: 144 Mhz 2.8  146 Mhz 1.9  – UHF 430 Mhz 2.0  440 Mhz 1.65 pic sur 436 Mhz 1.45 – PMR 446 Mhz 2.0

Mesures nano VNA

Antenne Nagoya

VHF: 144 Mhz +3.0  146 +3.0 – UHF: 430 Mhz 2.4   440 Mhz 2.6  pic à 435 Mhz 1.9 – PMR: 446 Mhz 3.0

mesure de l'antenne Nagoya

VHF: 144 Mhz +3   146 Mhz +3    –  UHF: 430 Mhz 1.9 440 Mhz 2.0    –  PMR: 446 Mhz 2.1

VHF: 144 – 146 Mhz +3  –  UHF: 430 Mhz 2.2  440 Mhz 1.65 pic à 437 Mhz 1.5 – PMR 446 Mhz 2.4

VHF: 144 – 146 Mhz +3  –  UHF: 430 Mhz 2.2  440 Mhz 1.65 pic à 437 Mhz 1.5 – PMR 446 Mhz 2.4

VHF: 144 Mhz 1.6   146 Mhz 1.9  –  UHF: 430 Mhz 2.0  440 Mhz 1.45 – PMR:  446 Mhz 2.1

VHF: 144 Mhz 2.5  145 Mhz 1.6 – UHF: 430 Mhz 1.8  440 Mhz 1.6 pic à 438 Mhz 1.45 – PMR: 446 Mhz 2.6

VHF: 144 Mhz 1.6  146 Mhz 1.4  – UHF: 430 Mhz 1.85  440 Mhz 1.85 pic à 436 Mhz 1.55 – PMR: 446 Mhz 2.5

VHF: 144 Mhz 1.6  146 Mhz 1.9 – UHF: 430 Mhz 1.7 Mhz 440 Mhz 1.6 Mhz pic à  433 Mhz 1.35 – PMR: 446 Mhz 1.7

VHF: 144 Mhz 2.8  145 Mhz 1.6 – UHF: 430 Mhz 2.3 440 Mhz 2.2 pic à 1.98 sur 436 Mhz – PMR: 446 Mhz +3

VHF: 144 Mhz 2.9  146 Mhz 2.4 – UHF: 430 Mhz 1.1  440 Mhz 1.1 – PMR: 446 Mhz 1.62

VHF: 144 Mhz 1.95 146 Mhz 3.0   –   UHF: 430 Mhz 1.8  440 Mhz 1.6  pic à 436 Mhz 1.4  –  PMR: 446 Mhz 1.94

VHF => 144 Mhz:  2.5 à  146 Mhz:  1.5 –   UHF: 430 Mhz 1.7   440 Mhz 1.5  avec pic à 1.3 pour 435 Mhz  –  PMR 446Mhz 2.0

VHF   144 Mhz 2.1  146 1.4  –  UHF 430 Mhz 2.0  440 Mhz 2.0 avec pic à 1.8 436 Mhz  –  PMR 446 Mhz 2.8

VHF  144 Mhz 1.8   145 Mhz 1.7  –   UHF:  430 Mhz 1.6  440 Mhz 1.6  avec pic sur 433 Mhz 1.35   –  PMR: 446 Mhz 1.91

Les graphes parlent d’eux même, certaines antennes sont à éviter sur VHF et d’autres à éviter tout court. En revanche, la meilleure antenne de ce test est la Diamond SRH771 ou la kenwood RA 5 pour les grandes antennes.  

Attention aussi aux antennes d’origine certaines même chez les grandes marques ne sont vraiment pas bonne. Un bon point pour les antennes d’origine Kenwood qui semble vraiment bien réglées. Icom aussi semble avoir des antennes correctes puisque j’en ai mesurées 2 en version pro et mono bande et elles étaient correctes.

Les antennes d’origine Baofeng semblent contre toutes attentes correctement réglées également.

Quant aux antennes de type Nagoya manifestement elles ne semblent pas si bien accordées que le voudrait la logique.

Pour finir, il faut préciser que pour certaines d’antennes, j’avais à disposition plusieurs modèles identiques et toutes avaient à peut prêt le même graph. Pas de différence flagrante pour le signaler ici.

Je vous invite à contrôler celles que vous avez en votre possession, mais après avoir choisi une antenne pour votre portatif, soyez vigilant sur les performances de celle ci surtout en fonction de l’utilisation à laquelle vous la destinée.

Voici pour le fun l’antenne mobile VHF UHF miniature….

Titres bancaires radio

Parmi les pièces originales sur la radio et les communications, ces documents ont certainement la première place. 

Il s’agit de titres bancaires qui à une époque valaient beaucoup d’argent.

C’est grâce à Etienne Barbot, un de nos membres bienfaiteur que nous sommes en possession de ces pièces historiques incroyables.

Un immense merci à Etienne Barbot pour ces pièces remarquables qui d’ordinaire auraient dû finir au fond d’une archive bancaire et peut être à la destruction.

Ils reflètent une partie de l’histoire de ces entreprises qui ont fait la renommée de la radio et le savoir-faire français. 

Voici les documents:

Obligation de cinq cent francs au porteur
La téléphonie Française
Etablissements industriels de E-C. Grammont er de Alexandre Grammont
Société des lampes Fotos
Américan téléphone and télégraph company
Pathéphone - Exploitation
Finextel
Finextel - action au porteur
Finextel - action
Codétel
Société internationale des phonos-films

80° anniversaire de la Rafle de la Rapine

Reconstitution d’une émission clandestine des transmetteurs de la Résistance

équipe de la route des ondes pour la reconstitution historique de la Rapine.

En 1940 les services de transmissions de la Tour Eiffel et les divers moyens de radiocommunications sont rapatriés en Auvergne entre Clermont-Ferrand et Vichy. En particulier, une quantité importante de matériel (émetteurs, récepteurs, véhicules, réserves de carburant) est transférée à la Rapine, une grande ferme de la commune de Saint Jean d’Heurs (Puy-de-Dôme).

Cette « ferme modèle »  des années 1925 a été construite par un riche industriel lyonnais, Monsieur Maréchal, qui hélas va décéder en 1930. Le projet s’en trouva contrarié malgré la reprise par sa veuve et les héritiers. En 1940 il y avait donc de nombreux bâtiments disposés autour de la cour intérieure.

Citroën traction
Reconstitution d'une liaison clandestine de la résistance Saint Jean d'Heur (63)

Le site sera occupé normalement jusqu’en 1942, date de franchissement par l’armée d’occupation de la ligne de démarcation.

Les civils et les militaires s’y établirent et des interférences furent organisées pour la radio clandestine (réseaux O.R.A et MIHTRIDATE) mais les Allemands s’en aperçurent et le 9 juillet 1943 une irruption de la Gestapo aura pour conséquence l’arrestation de nombreuses personnes.

La Résistance fut ainsi privée de moyens de transmissions et des techniciens dont elle avait pourtant un énorme besoin. Beaucoup de ceux qui seront arrêtés connaîtront la prison ou la déportation après un passage à la Kommandantur de l’avenue de Royat à Chamalières.

arrivé et départ de l'équipe
Reconstitution d'une liaison clandestine de la résistance - arrivé de l'émetteur clandestin

En dehors des services de transmissions, la ferme était aussi occupée par des réfugiés ardennais (famille Dupont) et par les anciens ouvriers agricoles, qui subirent aussi, pour certains, la prison, la déportation et des exécutions sommaires.

A l’occasion du 80eme anniversaire de cette rafle, les Associations Route des Ondes, Route des Musées de l’Électricité, de la Radio et du son en Auvergne-Rhône Alpes, C.I.R. Carrefour International de la Radio et le musée de la radio et des communications organisent la reconstitution d’une opération de transmission des résistants en direction des services du Général De Gaulle à Londres.

Des modes opératoires comparables étaient également mis en œuvre à l’initiative des autorités françaises repliées à Alger (implication des Merlinettes dont la mémoire est au cœur de l’œuvrée de Monsieur Jean-George Jaillot-Combelas.

Reconstitution d'une liaison clandestine de la résistance - mise en place de l'émetteur clandestin
Reconstitution d'une liaison clandestine de la résistance - livraison du quartz

La reconstitution se déroulera le dimanche 25 juin 2023 dans une grange située à proximité de la Mairie de Saint Jean d’Heurs à 10H.

Selon la documentation existante le déroulement éminemment sécurisé à l’époque sera le suivant :

– Livraison avec une Traction et installation de l’une mallette radio d’époque en état de fonctionnement ainsi que de l’antenne ; Le matériel avait été à l’époque parachuté en amont et récupéré par les Résistants locaux ;

– livraison par une personne en vélo du quartz permettant la diffusion du message sur une fréquence secrète ;

– Arrivée du transmetteur qui envoie rapidement le message télégraphique en morse ; la réception en Angleterre sera confirmée avec le concours des radioamateurs anglais ;

– Retour rapide du premier officiant en Traction qui démonte et évacue le matériel.

Ces opérations avaient lieu à l’époque en nocturne pour des raisons de sécurité et pour bénéficier d’une meilleure propagation des ondes radios sur les fréquences utilisées. La reconstitution ayant lieu en plein jour ne sera pas dans les meilleures conditions. Elle aura de toute façon un intérêt documentaire pour rappeler la mémoire de ces transmetteurs dont beaucoup ont payé de leur vie leur engagement.

Reconstitution d'une liaison clandestine de la résistance
Valise de la résistance WWII

Vidéo de la reconstitution

Annuaire de la radiodiffusion nationale 1933

Cet ouvrage extraordinaire de 1933 publié à seulement 100 exemplaires est certainement une rareté aujourd’hui. 

Il a été préfacé par Mr Laurent Eynac Ministre des postes et télégraphes en 1933.

Les premières pages sont réservées aux personnalités gouvernementales et parlementaires qui ont participé au développement de la radiodiffusion en 1932. Leurs actions y sont détaillées individuellement.
Ensuite c’est l’organisation de la radiodiffusion nationale qui est expliquée avec une description du réseau national des émetteurs grandes ondes et ondes moyennes.

Page 59, l’histoire de la station de Bordeaux lafayette PTT. est exposé illustré avec quelques photos.

De nombreux chapitres abordent la réalisation des programmes radio, les pièces de théâtre, la diffusion des concerts et même les premiers films radiophoniques qui commencèrent timidement en 1933. Parfois, les détails techniques sont abordés de manière très précise avec quelques schémas qui facilitent grandement la compréhension.

La radio et l’école sont également traitées dans un gros chapitre de plus de 40 pages, cela était un sujet qui allait prendre beaucoup d’importance en 1933.

Et enfin sur la fin du livre plusieurs gros chapitres abordent la réception et la radio coloniale, un reportage au mont blanc pendant une expédition et bien sur la liste des radios qu’il est possible d’écouter en France.

Un ouvrage particulièrement intéressant qui traite de la vie en France à travers la radio.